Get Adobe Flash player

 

lalo_001Lalo, racontez-nous  vos projets.

 Depuis 97, je n’ai enregistré aucun disque. A présent, je reviens sur scène avec un nouveau projet.  Je suis en train de  produire un nouvel album à New York avec  Nelson Jaime, connu aussi sous le nom de Gazú. Il a déjà produit le CD ‘Rumberos del piano’, avec Eddie Palmieri, ainsi que plusieurs albums de la formation musicale Chaney, à l’époque où Eddy Santiago était son chanteur, vers 1986.   Nous croyons beaucoup à ce projet.

Nous  travaillons sur onze chansons, neuf salsas et deux boléros. Je suis l’auteur de neuf de ces  titres et co-auteur de deux.

Est-ce que vous composez la musique et écrivez les paroles de vos chansons ?  

Oui, en effet. Dès mes débuts avec Eddie Palmieri,  j’ai composé mes chansons. Dans le premier disque que j’ai enregistré avec lui, ‘The sun of latin music’,  Grammy au meilleur album latino en 74, il y avait une chanson intitulée ‘Deseo salvaje’ (boléro), que j’ai écrite à l’âge de quatorze ans.   Après   mon audition,  Palmieri  a décidé de l’inclure dans son album. Dans ce disque, il y a une autre chanson, ‘Mi cumbia’, dont il a fait l’arrangement ; mais le morceau était seulement instrumental ; alors j’en ai écrit les paroles. Par la suite, nous avons fait un autre album, qui  à nouveau nous a fait gagner  un Grammy, en 1975.

lalo_002Parlez-nous un peu plus de votre parcours professionnel

En 1975 j’ai  enregistré avec Antonio Olivencia quatre titres ; je suis l’auteur de trois de ces titres, dont le morceau ‘Vengo del monte’, qui encore aujourd’hui  est très écouté.  En 1976 j’ai  fait un disque  avec Machito, ‘Fireworks’.   Je suis l’auteur de trois chansons : ‘Guaguancó a México’, ‘Desilusión’ et ‘Mi ritmo llegó’; ce dernier morceau a été le single pour la promotion de l’album. Nous avons été nominés aux Grammy Awards. En 1977, j’ai enregistré avec l’orchestre Puerto Rico All Stars une chanson intitulé ‘Alianza de generales’, dont j’ai composé la musique et écrit les paroles. Cela nous a aussi valus une nomination aux Grammy. En 1980, j’ai fait ma première production  en solo, avec  ‘Si no hay material no hay coco’, ‘Las mujeres’,‘Francisco Andante’, ‘La última’, ‘No te importa’, ‘Tú no sabes querer’, ‘Tristeza encantada’ y ‘Máximo Chamorro’ ;  je suis toujours obligé de chanter dans mes concerts ‘Máximo Chamorro’, ainsi que ‘Devórame’. En 82, j’ai fait l’album ‘Nuevamente Lalo’ ; parmi les titres de ce disque, on se souvient de ‘Yo no soy pilón de machacar’, ‘Recuerdo escolar’, la deuxième partie de Máximo Chamorro, ‘Perico Díaz’, ‘Virgencita de la mar, ‘Cariño mío’, ainsi que d’un boléro intitulé ‘Lo que fuiste para mí’. A cette occasion-la, j’ai écrit six chansons. En 85, j’ai fait une production de musique typique de Puerto Rico, bomba y plena; c’était la première fois qu’un orchestre symphonique  interprétait  ce genre de musique. Il y avait sur scène 55 musiciens. Dans ce projet, appelé   ‘El niño, el hombre, el soñador, el loco’, les paroles  avaient un fort contenu social et philosophique. En 1986 j’ai édité le disque ‘Punto y coma’ ; de six lalo_003chansons, j’en ai composé trois : les boléros  ‘Que mentira’, ‘Te vi llorar’ y ‘La promesa de Dios’ ; ce dernier  est surtout destiné à un public chrétien.  C’est en 1988 que j’ai enregistré le titre qui m’a internationalisé, ‘Devórame otra vez’, dans la production ‘Un nuevo despertar’ ; les autres chansons de cet album sont ‘Tu iluminas’, ‘Voy a escarbar tu cuerpo’, ‘Después de hacer el amor’, ‘No te voy a defraudar’, ‘Tú ni te piensas’, ‘Sí te mentí’. Toutes les chansons de ce disque sont devenues des tubes. C’est grâce à cette production que j’ai pu conquérir le marché européen et élargir mon public en Amérique du Sud. En 90, j’ai fait ‘Sexacional’, avec des chansons telles que ‘Pero llegaste tú’ et  ‘Amame’. En 95, j’ai enregistré ‘De vuelta en la trampa’ ; en 96, ‘Nací para cantar’ ; les singles de promotion de cet album ont été ‘Aunque lo dudes’ et ‘Esta noche dormiré contigo’ ; ce dernier titre a grimpé à la première place des hits parades. En 97, j’ai fait la dernière production de la première étape de ma carrière ; a cette époque-là, des chansons telles que ‘Vivo amándote’, ‘Jamás olvides’ ou encore ‘Lo hice’ ont conquis les publics colombien, péruvien et vénézuélien.

lalo_004Comment classifiez-vous  votre salsa ?

Je suis un chanteur qui s’est adapté aux goûts et aux styles de chaque époque. Dans ma première étape, je chantais une salsa ‘gorda’, traditionnelle, avec Palmieri et  Machito. Mes arrangements étaient  agressifs, c’était ce qu’on appelle la salsa macho.  Plus tard, à l’époque de la salsa sensuelle, romantique,  vers la fin des années 80, je me suis adapté à cette nouvelle tendance et j’ai pu survivre.  Cela n’a pas été le cas de beaucoup de mes collègues. Dans ma dernière production, en 97, il y a une sorte de mélange de ces deux styles de salsa ; déjà, à l’époque, on sentait qu’il y avait un retour à la tradition.  J’estime que je suis un chanteur de transition et d’adaptation.

Par rapport à ce parcours, quel sens a votre dernier disque, celui qui est en préparation ?  

Mon nouvel album va recueillir  ces trois étapes de ma carrière. Dans chaque chanson, on trouvera un reflet  de l’un de ces trois styles, de l’une de ces trois étapes de ma carrière ;  de même,   parfois je mélange ces trois styles  dans  une seule chanson.   J’ai fait un boléro, ‘Qué mala suerte’,  à la façon de Tito Puente et de La Lupe,  ainsi qu’un deuxième boléro, intitulé ‘Deseo tenerte’, qui évoque le style de Felipe Pirela,   la sonorité  mielleuse de ses arrangements.  Dans ce disque, je mélange la musique des années 50 avec celle des années 60, 70, 80, 90 ou encore avec celle des années 2000. Tout cela est mon matériel de travail.

lalo_005Tant dans le cadre de l’instrumentation que des arrangements ou des paroles, ce CD reflète mon parcours professionnel. Parfois, dans l’instrumentation, cet album évoque  mon travail  avec Palmieri ou avec Machito, l’époque de mes premières productions. Dans les paroles, il a une touche de ‘Máximo Chamorro’, de ‘’Tristeza encantada,  de ‘Como sabes querer ‘ou encore de ‘Devórame otra vez’ ; il y a donc une sorte de mélange de tout cela. En même temps, j’introduis des touches contemporaines, futuristes. Nelson Jaime a su très bien les comprendre et les adapter dans  ses arrangements. Il faut dire qu’il est très mélodique et pas du tout répétitif. Il est très créatif, ce qui attire tout de suite l’intérêt du public.

 Quel est le nom de cet album ?

Pour l’instant, j’ai l’intention de l’appeler ‘Con todo mi corazón’.

Quelle est la date de sa sortie ?

 Ce n’est pas encore décidé ; mais cela pourrait être entre septembre 2010 et Février 2011.

Pour quoi il y a eu ce silence pendant  treize ans ?

Il y en a eu plusieurs  raisons. D’abord, à une époque,  je n'avais plus confiance dans les maisons de disque. En suite, j’ai eu beaucoup de problèmes personnels mais, Dieu merci, je me suis en sorti. Je suis donc à nouveau sur la bonne voie.

 Photos: Lalo en compagnie de Patrice, François, Azuquita et Borys.

NOTRE MUR FACEBOOK