Get Adobe Flash player

Luisito Carrion en interview

Le Portoricain chante une salsa gaie qui, d’après lui,  reflète  la vie du peuple.

Issu d’une famille de musiciens, il est venu à Paris pour promouvoir sa dernière production, ‘Luisito Carrión de la calle’, où il chante en duo avec son père. Le contact entre Luisito et son public parisien a été très positif. 

 Comment est la salsa de Luisito Carrión ?

La salsa que je fais est plutôt villageoise, y compris la thématique. J’interprète n’importe quel type de musique, que ce soit des rythmes de merengue, de boléro ou de salsa ; mais la salsa que je fais est traditionnelle,  elle  reflète l’âme populaire.  C’est une salsa très gaie, une salsa basée sur des dictons populaires, une salsa faite à partir du vécu.

  Comment est-ce que vous choisissez vos sujets ?

Avant tout, je suis un artiste interprète. C’est plutôt une question  pour les compositeurs.

Mais vous choisissez les chansons que vous allez interpréter ?

Oui. Lorsque je prépare une production, j’étudie les titres et je les choisis en fonction de mon style et des sujets que je privilégie.

Vous choisissez donc les compositeurs ?

Oui. Je choisis tant les compositeurs que les arrangeurs.

Avez-vous amenez votre groupe avec vous ?

Non, mais je suis venu de Puerto Rico avec mon chanteur, José Ernesto Parra.

Comment  vous a accueilli le public européen ?

 D’abord, nous avons fait un concert à Amsterdam et, ensuite, nous nous sommes produits ici, à Paris. Tout s’est très bien passé. Le public a été très élégant et nous avons très bien communiqué avec  lui. Ce n’est pas tous les jours que l’on reçoit autant d’éloges  et autant d’énergie positive.

Combien des fois êtes-vous  venu en Europe ?

C’est  la huitième fois que je viens me produire en Europe. J’étais déjà venu avec la Sonora Ponceña ; c’était en 90. A ce moment-là, nous avons fait des concerts à Londres, à Frankfurt, à Nîmes, à Bilbao, à Valence, à Madrid. A partir de 1993, je suis devenu soliste exclusif de la Compagnie Musical Productions MP et cela m’a ouvert beaucoup de portes ici en Europe. Nous avons fait des tournées en Espagne, plus particulièrement aux Iles Canaries.

Des projets de disques ?                                                                                                                                                                      

 Ma dernière production, ‘Luisito Carrión de la calle’, est sortie il y a huit mois sous le label Codisco (Medellín,  Colombie). C’est une musique tout à fait dans mon style. Là, j’ai eu le bonheur d’enregistrer un boléro avec mon père, qui chante en duo avec moi. Malheureusement, il a déménagé au ciel très peu de temps après cette expérience. C’est un album qui  a été fait très soigneusement, avec beaucoup d’amour, dans le but de  l’offrir en cadeau au monde. Je  recommande  vivement cette production et je vous  encourage à l’acheter.

Quelle est votre chanson préférée dans cette production ?

Toutes les chansons ! Elles sont toutes spéciales.  Derrière chaque chanson il y  a une histoire et chaque chanson correspond à un sentiment particulier. Et pour moi, elles sont toutes très bien.

D’autres projets d’album en vue ?

Oui, je suis en train de mûrir quelque chose. Mais mon dernier disque est assez récent et j’essaie de le promouvoir en ce moment. En  même temps, il faut dire que la situation économique, actuellement, n’est pas très bonne, sans oublier que la piraterie ne nous aide pas.   J’ai donc décalé un peu  mon prochain projet de disque.

  Voulez-vous nous esquisser votre parcours ?

Côté productions,  en tant que soliste, la première s’appelle  ‘Luisito Carrión’, ensuite sont venus les disques ‘Luisito Carrión con respeto’, ‘Luisito Carrión sin tu amor’ et la quatrième, dont je vous ai parle tout à l’heure, ‘Luisito Carrión de la calle’.

Mais auparavant, j’ai travaillé pendant des années avec Boy Valentín, Roberto Roena et l’Apolo Sound. De même,  avec les orchestres  Sonora Ponceña , Salsa Fever, La Terrífica, Kafé, La mundial, ainsi qu’avec Celia Cruz, Santito Colón ou Daniel Santos.   Autrement dit, ma musique est très connue.

J’ai quarante et sept ans et j’ai commencé à travailler à l’âge de quatorze ans. J’ai connu le privilège de travailler au sein  d’entreprises très importantes. Ce sont trente et deux ans de carrière.

 Dans ce parcours que vous venez de décrire, quels sont les moments les plus marquants ?

Tous ! Toutes mes expériences aux côtés des grands de la musique caribéenne ont été marquantes.  Chaque situation est très particulière.  

Comment est-ce que vous vous êtes lancé dans la musique ?

Mon père était musicien et je me suis initié à la musique avec son groupe, l’Orchestre Kafé. Ma fille est musicienne et   plus tard  elle va diriger mon orchestre. C’est notre objectif.

NOTRE MUR FACEBOOK