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Azuquita sous les feux de la rampe

azucar_appui_001Le grand sonero panaméen revient sur la scène parisienne. Pour son concert au New Morning, Azuquita, fidèle à son style de salsero traditionnel, a préparé un répertoire de grands classiques, dont quelques uns signés par lui-même. Les amateurs de salsa en seront ravis ! Après quatre ans passés à Puerto Rico et ailleurs dans les Amériques, il retourne à Paris imprégné de l’énergie et de la gaîté des Caraïbes.

 

Azuquita est de retour !

Vous allez vous produire le 20 juin au New Morning. Qu’est-ce que vous nous concoctez ?

D’abord, ce sont des retrouvailles avec mon public parisien. La dernière fois où je me suis produit à Paris c’était à Eurodisney, en 2007, dans le cadre du Festival de la Salsa. Ensuite, j’ai participé au concert de José Alberto El Canario au Bataclan, en 2008, en qualité d’artiste invité, aux côtés du sonero portoricain Michael Stuart. Je suis très heureux d’être ici à nouveau. Je me suis très bien préparé, avec mon répertoire de toujours.

Est-ce que vous nous amenez des chansons nouvelles ?

Oui, ce sont des chansons qui s’écoutent beaucoup à Puerto Rico, à New York, en Colombie ou au Pérou, mais qui ne sont pas connues en France. Donc il y aura beaucoup de nouveautés.

Voulez-vous nous en dire un peu plus ?

Oui, bien sûr. Je vais chanter ‘Como si nada’ du Panaméen Omar Alfano, ‘Apagame la luz’, un morceau que j’ai composé, ‘Mañana es domingo’, un vieux tube de Cortijo et d’Ismael Rivera, que j’ai enregistré dans l’album que j’ai fait avec Papo Lucca, ‘Los originales’, avec un arrangement de Papo ; je n’avais jamais chanté ce morceau ici, à Paris. Je chanterai aussi ‘Paris de noche’, une chanson qui n’est pas connue des nouvelles générations ; je la dédie à cette ville et j’y parle beaucoup de la vie nocturne à Paris, de la Tour Eiffel, ma fiancée. Cette composition parle de l’époque où je suis arrivé en France, en 1979; je travaillais à La Chapelle des Lombards, à Chatelet, du côté de la rue Sainte Opportune. C’était toujours plein à craquer! Il faut dire que je suis arrivé en France invité par mon ami Pierre Goldmann ; je devais rester ici un mois, mais ce mois est devenu un peu long !                                                                                                                               

A l’époque, on m’a interviewé à plusieurs reprises et on me posait toujours beaucoup de questions sur la salsa, qui n’était pas très connue ici. J’expliquais alors que c’étaient des vieux rythmes caribéens, présentés sous le nom de salsa pour les faire connaître plus facilement. Je disais que la salsa était faite à partir des rythmes de guaracha, de cha cha cha, de mambo. Par la suite, j’ai fait une chanson sur ce sujet, ‘La salsa, c’est pas compliqué’, qui a eu beaucoup de succès. Et, bien entendu, je vais la chanter au New Morning. Je chanterai aussi ‘Típicamente’, qui comprend trois titres :‘La botija de abuelito’, ‘Tumba Tumbador’ et ‘Xiomara’ ; ce sont trois de mes hits avec l’orchestre ‘Típica 73’, l’un des meilleurs groupes de New York à l’époque. Mais aussi des morceaux que j’ai fait avec Caco, un grand percussionniste portoricain ; c’était celui qui remplaçait Tito Puente lorsqu’il ne pouvait pas se produire. Vous vous imaginez donc le niveau de Caco. Il y aura aussi ‘Agua que va a caer’, l’un de mes plus grands succès avec Cortijo ; aussi un duo que j’ai fait avec El Canario et la Típica 73, ‘Somos dos’, que je n’ai jamais chanté ici.Donc, ça va être une soirée pleine de gaîté, de souvenirs, de beaucoup de salsa. Je souhaite montrer à mon public qu’Azuquita est encore là et pour longtemps !

Ce concert est une production de La Peña pour marquer son neuvième anniversaire. Vous serez le centre de la soirée. Qu’est-ce que vous en dites ?

Je suis très heureux de l’invitation de La Peña pour me produire au New Morning, en occasion de son neuvième anniversaire. Je me sens aussi très heureux d’être le parrain de La Peña pour cet anniversaire. J’ai des liens d’amitié avec François et avec son équipe. Chaque fois que je rentre à Paris, après un voyage professionnel, je suis très bien accueilli à La Peña ; c’est toujours un accueil chaleureux. A vrai dire, ils me gâtent !

La dernière fois où je me suis produit au New Morning c’était en 2002, avec mon groupe ‘Melao son’, qui avait une composition orchestrale différente, avec deux trompettes, guitare, piano, basse, des congas et des bongos. Au total, nous étions huit. C’était à l’occasion de la sortie de l’album ‘Cuba son’, avec le groupe cubain ‘Los jubilados’, avec un répertoire de sones de Cuba. Ce sont des musiciens extraordinaires, très professionnels, assez âgés, mais c’était un plaisir de travailler avec eux.

Vous serez au New Morning avec votre propre groupe. Pouvez-vous nous donner plus de précisions sur les musiciens qui vous accompagneront ?

J’essaie de reconstituer mon groupe, tel qu’il était avant mon départ. Mais pour l’instant je ne peux pas donner des noms. Il est possible que quelques uns soient engagés ailleurs. Au total, il y aura onze musiciens et les répétitions ont déjà commencé.

Nous vous avons vu en juin 2008 au Bataclan. Qu’est-ce que vous avez fait entre l’été 2008 et aujourd’hui ?

J’ai beaucoup voyagé. Je me suis produit à Madrid et à Barcelone à l’occasion du Congrès de la Salsa, avec Johnny Polanco, son orchestre ‘La Amistad’ et le tromboniste Jimmy Bosch. Ensuite, le mois de novembre, je suis allé à Los Angeles, une ville où je n’étais pas allé depuis longtemps. J’y ai vécu un certain temps et l’accueil a été très chaleureux ; il se peut que j’y retourne bientôt. Après, en décembre, j’ai chanté à Houston et j’y serai encore entre les mois de mai et de juin. Je suis aussi allé au Pérou où j’ai beaucoup chanté ‘Como si nada’, un vrai tube, du compositeur panaméen Omar Alfano ; de même, j’ai fait quelques concerts à Cali, en Colombie. Voilà, il y a eu beaucoup de contrats et, Dieu merci, les perspectives sont aussi très bonnes. Ça fait déjà quatre ans que j’ai quitté Paris et, si je suis parti, c’est parce que je voulais vivre dans une région où la salsa est très appréciée, où l’ambiance est caliente !

Qu’est-ce qui vous a marqué le plus dans cette étape ?

Le fait d’être à nouveau aux côtés des grands orchestres, comme ‘El gran combo’, de chanter avec Willie Rosario, avec Gilberto Santa Rosa, avec Cheo Feliciano. Ils m’ont toujours appelé pour me produire avec eux. C’est pour cela que je suis parti à Puerto Rico, pour côtoyer des artistes de ce niveau-là et, surtout, pour être en contact avec mon public latino. Par ailleurs, la couverture de presse de tous ces concerts a été exceptionnelle.

Vous n’avez pas de la nostalgie de tout cela ?Pas spécialement parce que je serai bientôt de retour à Puerto Rico.

Et vos projets ?

Pour l’instant, j’ai l’intention de rester à Paris un bon moment. Ma famille est ici et à Puerto Rico elle me manquait énormément. Mon fils cadet a déjà eu ses dix-huit ans et j’ai très envie de rester à côté de lui. Ma fille se marrie prochainement et je ne voudrais pas rater ça. J’irai me produire à Puerto Rico ou ailleurs, mais je reviendrai chez moi, à Paris. J’aime beaucoup les concerts, mais après je sens toujours un vide, à cause de l’absence de la famille.

Est-ce que vous avez déjà des contrats signés ?Là-bas, à San Juan, ils attendent que je précise les dates de mes concerts. Mais je voudrais prendre un certain temps de repos ici, avant de redémarrer. La programmation est déjà prête, mais pour l’instant je n’ai pas décidé les dates de mes concerts à Puerto Rico ou au Panama.

Des projets de disques ?Non, c’est très difficile en ce moment à cause du piratage. Mais sans doute il y aura encore des occasions d’enregistrer un album.

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