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Mariano Cívico en interview

civico_home_ptCe Portoricain, très connu des amateurs de salsa, se produit partout, de Cali à Chicago, en passant par Paris. Des nombreux disques témoignent d’une carrière longue et prolifique

Mariano Civico, un salsero portoricain qui navigue entre la Colombie et son île natale

 Comment  présenteriez-vous  votre musique au public français ?

J’ai eu beaucoup de chance et ma musique est connue. J’ai beaucoup voyagé en Amérique latine, je suis venu en Europe, y compris en France, et je  me suis produit à Paris il y a trois ans. On m’a contacté pour revenir, mais mes obligations professionnelles  m’ont retenu ailleurs

M.Civico (gauche) avec Azuquita
Ma musique est très facile à digérer. Elle est faite pour danser, elle est très tropicale et tous ceux qui l’écoutent tombent sous son charme. J’ai fait beaucoup de tubes avec l’orchestre Costa Brava et nos enregistrements ont été très bien  accueillis en Amérique latine et aux Etats-Unis. J’ai chanté avec ce groupe jusqu’en 1994.

Par la suite, en Colombie, j’ai eu la chance d’enregistrer à nouveau les hits que j’avais fait avec Costa Brava. A cette occasion, j’ai obtenu un disque de platine. A partir de là, j’ai fait une carrière en solo.

Et vous, comment est Mariano Civico ?

Je suis humble, je suis travailleur, j’aime le travail bien fait et  je respecte les producteurs, ainsi que les gens qui travaillent avec moi.

Mise à part la salsa, quelles sont vos préférences musicales ?

J’aime beaucoup les ballades.  Par exemple, j’ai enregistré ‘Amor mío’,  un titre chanté il y a longtemps par  l’Espagnol Rafael Marcos. Cela me permet de travailler des morceaux différents, toujours dans une ligne tropicale.

Est-ce qu’il vous arrive de mettre des ballades en rythme de salsa ?

 Oui, si la ballade me plaît, je le fais.

Comment êtes-vous arrivé à la musique ?    

                                                                        
 
Mon grand-père  était  musicien à Ponce, Puerto Rico. Il était très ami avec le grand-père d’Hector Lavoe et avec celui de Peter Conde Rodriguez.   Ensemble,  ils organisaient tous les ans un festival  dédié à la Sainte Croix, pendant le mois de mai.  Cela se passait sur un grand square. Alors, mon grand-père allait me chercher  à bicyclette chez mes parents et je l’accompagnais à la fête de la Croix, où il chantait.  Je pense que ma veine de chanteur me vient de là. D’ailleurs, je porte son prénom. Plus tard, à l’âge de quatorze ans,  je suis devenu chanteur professionnel. 
Photo: Roberto Blades (droite) et Azuquita
                                                                  
   Vous êtes né à Puerto Rico et vous habitez à Cali. Comment est-ce qu’un portoricain a décidé d’atterrir en Colombie ?

La Colombie a été l’un des premiers pays que j’ai visité avec l’orchestre Costa Brava. Cela a été à l’occasion du Carnaval de Barranquilla, une manifestation très réputée dans la région caribéenne. A ce moment-là, à l’âge de dix-sept ans, j’ai gagné avec Costa Brava le Combo d’or  dans le festival d’orchestres.   Plus tard, nous sommes allés à la foire de Cali, où j’ai connu beaucoup de monde. Alors j’ai décidé de m’installer dans cette ville, où j’habite depuis bientôt neuf ans. J’y ai créé une entreprise, ‘J&M Producciones’. Nous  organisons des concerts mais, en même temps, je travaille ma musique et je me produis  en Colombie et à l’étranger.

Est-ce que vous continuez d’être en contact  avec votre pays d’origine?

 Oui, j’aime beaucoup mon île. Je suis toujours en contact avec mes amis musiciens. J’enregistre à Puerto Rico et je travaille toujours avec des musiciens portoricains. En même temps, je produis des artistes portoricains en Colombie, avec mon entreprise. Par ailleurs, je suis de très près l’actualité de mon pays.

Vous produisez une sorte de musique en particulier ou votre sélection est plutôt éclectique ?

Il y a très peu de temps, nous avons invité au Mexicain Vicente Fernández. Cela a été un énorme succès : 28.000 personnes ont assisté à son concert à Cali et 22.000 à celui de Barranquilla. En mars, il a chante à guichet fermé à Bogotá. De même, nous avons produit des concerts de Marc Anthony. Comme vous voyez, nous sommes très ouverts.

Parlez-nous de vos disques. Est-ce que vous en avez  beaucoup enregistré ?

Avec l’orchestre Costa Brava, j’ai fait dix huit albums. J’ai commencé à chanter avec eux à l’âge de quatorze ans. En suite, lorsque je me suis mis à mon compte, j’ai  enregistré six disques. Dans quelques semaines, je lancerai une nouvelle production, après quatre ans de ne pas avoir enregistré. Dieu merci, j’ai toujours compté sur la faveur d’un public amateur de musique tropicale et de salsa. Mon public a toujours très bien accueilli certains de mes titres. Par exemple, ‘La mitad’. Cela a été un succès en Equateur, au Pérou, au Mexique, aux Etats Unis.

 Pouvez-vous  nous dire quelque chose de plus sur ce nouvel album ?

 Je viens de finir cette production à Puerto Rico. J’y ai travaillé avec un musicien qui m’a fait beaucoup d’arrangements musicaux, Tito Valentín.  Tous les titres que nous avons faits ensemble ont eu beaucoup de succès. Le CD s’appellera ‘Un nuevo aliento’. C’est une phrase que nous avons tiré d’un rock latino, ‘El lenguaje de mi piel’, d’un groupe colombien, que nous avons mis en rythme de salsa. C’est un album de salsa, une salsa savoureuse, pour danser.

 Est-ce que vous composez vos propres chansons ?

Non, je les décompose. Je n’ai jamais été compositeur. Je travaille avec des compositeurs ou nous adaptons des titres d’autres auteurs.  Je n’écris pas les paroles non plus. A vrai dire, je ne sais rien de musique. Je  n’ai pas fait des études de musique. Comme nous disons dans mon pays, c’est la rue qui m’a formé. Adolescent,  je jouais avec mes amis dans un coin de rue, et c’est comme cela que nous avons appris la musique, plus un peu de talent que Dieu  m’a donné.

Des projets ?

Oui, j’ai quelques concerts prévus aux Etats-Unis : à Miami, à Orlando, à Houston, à Chicago.

Par ailleurs, nous avons un joli projet avec mon entreprise vers les mois de juin ou juillet, un projet que nous avons appelé ‘Así cantaba Puerto Rico’. Il s’agit d’une série de concerts à Cali, à Bogotá et à Medellín. Nous allons chanter les hits de Cortijo et d’Ismael Miranda. Il y aura quelques  groupes de plena et de bomba, des rythmes typiques de Puerto Rico. J’aimerais inviter  mon ami Camilo Azuquita, qui a  beaucoup chanté avec l’orchestre de Cortijo.

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