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Eric Naulleau, entretien

eric_home_pt.jpgChroniqueur à France2, Paris Première, France Inter et TPS Star, Naulleau est toujours prêt à la polémique, qu’il cultive comme image de marque

 

Comment percevez-vous  la présence de la culture latino-américaine en France ?

C’est très important parce que c’est une histoire très ancienne. Pendant très long temps Paris a été un centre d’attraction pour beaucoup d’artistes latino-américains. C’était une sorte de deuxième capitale, en tout cas pour les écrivains. C’était mythique, ça continue et on s’en réjouit. Paris a été toujours un lieu qui a attiré les artistes étrangers. D’ailleurs, c’est une histoire qui continue encore. Aujourd’hui, il y a encore des artistes qui viennent s’installer ici, ou au moins qui viennent visiter sur la base de ce mythe que leur ont transmis les anciennes générations.  Nous, les français, quand on pense à l’Amérique du sud, à la culture latine, on pense vraiment à des cousins proches. C’est un pays qui est beaucoup plus proche culturellement qu’il l’est géographiquement. C’est assez loin géographiquement mais ils sont très près de nous par le cœur.

La musique est moins mon domaine que la littérature. Je suis un grand admirateur de la littérature sud-américaine qui recouvre des gens différents, des écrivains très différents. Ça c’est plutôt mon domaine de compétence

Mais vous avez été témoin de l’engouement général par la musique cubaine, suscité en France par les vieux musiciens apparus dans le film Buena Vista Social Club

Je trouve ça magnifique. Magnifique comme musique, magnifique comme aventure humaine. Ce sont des grands musiciens, ce sont des belles personnes, même physiquement. Il y a quelque chose de chaleureux, de sympathique, c’est une aventure tout à fait incroyable. La France c’est l’un des pays où ça eu le plus d’écho, mais comme quelque chose de très naturel.  Cela a séduit des gens qui sont amateurs d’autres musiques, qui n’étaient pas forcement branchés Amérique du sud, qui pouvaient être branchés rock ou musique classique, mais ça a conquis un très vaste public. Je m’en réjouis, c’est une musique que j’aime beaucoup.  

Et la musique brésilienne ?

Oui, j’aime bien la musique brésilienne mais je suis plus sensible à Cuba. Les grands musiciens brésiliens sont très, très connus en France, très appréciés. Ça fait presque partie de la culture populaire. Quand j’étais adolescent, j’étais branché rock, par  exemple. J’avais beaucoup d’amis qui étaient branchés exclusivement musique brésilienne, qui ne juraient que par la musique brésilienne. Ils m’ont fait écouter beaucoup de choses. Le Brésil en France, que ce soit le football ou la musique, c’est un pays cousin.

Est-ce qu’il vous arrive d’aller écouter la musique des Caraïbes, que vous aimez tant, dans des endroits où on peut l’écouter ici, à Paris ?

Non, trop rarement. Je n’ai pas le temps, c’est ça le problème. J’ai tout juste le temps d’aller au cinéma, au théâtre, de lire tout les livres que je dois lire professionnellement et, malheureusement, quand je trouve un peu de temps, c’est plus le rock. Mais j’aimerais beaucoup découvrir. Il y a certains de mes confrères qu’arrivent à tout faire. Je ne sais pas comment ils font ! Je n’ai pas encore inventé le système qui me permet de faire tout ce que j’ai envie de faire. Il reste une frustration. J’ai des amis qui sont très branchés par cette musique, donc ils pourraient me servir de guides. C’est juste une question d’impossibilité matérielle, pas de faute d’intérêt ou de goût.

Et ça vous tente ?

Ah, ça me tente beaucoup !

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