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Paul Wermus, l’homme multiple

wermus_home_pt.jpgAttiré par la polémique, Paul Wermus aime mettre face à face des acteurs de la vie politique et culturelle française, issus d’horizons différents

 

Paul Wermus, entretien

 En présence du Maire, Claude Goasguen, la Mairie du 16e arrondissement a invité au vernissage de l’exposition ‘Les 50 unes les plus marquantes de France-Soir’, à l’occasion de la sortie du 20.000e numéro du journal.  De nombreux journalistes  étaient présents. Parmi eux, Paul Wermus et Eric Naulleau, avec qui nous avons eu le plaisir d’échanger sur la culture latino-américaine.

A votre avis, quelle est la place de la culture latino-américaine, en particulier de la musique, dans l’univers culturel français ?

Je pense que la place accordée à cette culture n’est pas suffisante. Je trouve que les français sont sensibles à la musique sud-américaine et à toute la culture qui touche le sous-continent. Mais je crois que l’on pourra la promouvoir davantage, à la fois par les peintres qui viennent de là-bas, le théâtre ou le cinéma. Nous en avons eu un peu de cinéma jadis, avec les films mexicains, mais on peut faire  plus. Je crois que les relations entre la France et l’Amérique Latine, qui sont très amicales et affectives, devraient pouvoir se développer sur le plan culturel.

Et en ce qui concerne la musique latino-américaine ?

 Là, il y a déjà un mieux parce que depuis quelques années cette musique, comme on dit dans le jargon du show business, c’est tendance. C’est une musique que redevient très à la mode parce que tout simplement elle est indémodable.

 Et  là-dessus, quelles sont vos préférences ?

Mes préférences vont  au tango. Je suis fan de tango argentin, donc cette fois-ci je suis du côté de l’Argentine, du tango de Carlos Gardel, le créateur du tango, et de Piazzolla, qui est mort il y a quelques années, mais qui est très, très  présent. C’est fou ce que les airs de Piazzolla sont diffusés sur les ondes. Et puis les grands spectacles de tango qui passent par Paris font le plein. Donc c’est une très bonne chose.

 Et par rapport à la musique des Caraïbes. Qu’est ce que vous pensez du phénomène Buena Vista Social Club ?

C’est aussi très significatif. Le film consacré à ces groupes est inouï. D’ailleurs, plusieurs  des protagonistes du film  ont disparu ces dernières années et à quel âge ! Comme quoi la musique  conserve. Aujourd’hui, c’est quasiment un symbole d’une culture. Et c’est vrai que quand je disais que c’est indémodable, c’est vraiment incrusté dans un style de vie.

Je vois que vous êtes très au courant de la musique latino-américaine. Est-ce que vous allez aux endroits où l’on écoute cette musique à Paris ?

Malheureusement, je n’ai pas beaucoup de temps. Comme j’expliquais au Maire du seizième, Claude Goasguen,  mes journées démarrent à 7 h et  se terminent à 21 h. Et à cette heure là, je suis assez fatigué. De temps en temps, je vais dans ce joli club à côté du Boulevard Saint Germain qui s’appelle … Rappelez-moi  son nom …

La Peña Saint Germain

Voilà !  J’y  suis allé deux ou trois fois. C’est vrai que cette musique est très, très agréable et, à la fois, tellement rythmée, tellement agréable aux oreilles.  On comprend  le  succès de cet endroit. Et ce n’est pas fini parce que ça va aller crescendo, à mon avis.

On dit que c’est l’un des endroits où l’on écoute  la meilleure musique de la région des Caraïbes

Je dirais que c’est incontestable. Pardonnez mon ignorance, je ne connais pas tellement les autres endroits, mais celui-là, pour l’avoir fréquenté à plusieurs reprises, ce que vous dites me parait tout à fait exact. Et on se rend compte à travers  la clientèle qui vient à La Peña. C’est amusant parce que c’est une clientèle de tous âges. On voit à la fois des jeunes arriver en groupe et puis des aficionados, qui sont des habitués, des spécialistes, des experts même de cette musique. Donc, c’est un mélange de générations et c’est ça qui est formidable pour cette musique.

Est-ce que de temps à autre vous esquissez des pas de danse ?

C’est une chose que je n’aime pas faire. Peut-être que je suis exhibitionniste par mon métier et que, en revanche, quand il s’agit de danser je ne suis pas le premier, tout simplement parce que je crois que je danse mal.

 

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