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Rencontre avec Milvio

milvio_home_pt.jpgMusicien par passion et par tradition, Milvio Rodríguez porte la salsa dans son cœur. Pendant des années, il a cultivé l’art de la musique caribéenne et, aujourd’hui, il nous livre un album où il se lance comme chanteur, accompagné de son propre groupe, Salsa Mambo

Elle est comment, votre musique, Milvio ?

Elle a un swing de merengue et un peu de la bachata. Mais  ma dernière production est axée autour de la salsa de la République dominicaine, avec de grands musiciens comme Joan Minaya y Tejeré, Antonio Valle ou Cuevas qui ont fait partie de Fania All Stars, à New York.

                                          
Comment a été votre parcours avant d’en arriver là ?

Je suis né dans une famille de ‘soneros’. Ma mère, Miguelina Alcántara Magallanes, mon père, Miguel Rodríguez Jerez, ma grand-mère et les frères de mes grands parents sont tous de musiciens accomplis, reconnus un peu partout dans mon pays. Ils sont connus sous le nom de Familia Magallanes. Ils ont été l’objet de beaucoup d’hommages. Voilà pour quoi  je porte  la salsa et le ‘son’ dans mon cœur.

Et par la suite,  vous avez choisi de faire des études de musique ?

J’ai démarré mes études  à l’Ecole de Musique de La Victoria, mon village natal. Ensuite, j’ai continué à la capitale, Saint Domingue, où j’ai  commencé par étudier  le trombone. Je mes suis inscrit au Conservatoire  National où j’ai  approfondi mes études.  En plus, j’ai travaillé l’harmonie et le solfège. Plus tard, ici, à Paris, j’ai fréquenté une école de jazz, où  j’ai suivi une formation d’orchestration.

A partir de quel moment vous vous êtes lancé comme professionnel ?

Depuis ma jeunesse. Dès que je me suis initié au trombone, dans mon village, j’ai intégré des orchestres locaux.  A l’époque, je ne jouais pas très bien.  Un trompettiste, Bienvenido, me faisait répéter avec lui. Il m’a appris beaucoup de choses, c’est un grand ami. A l’époque, j’avais 17 ans. Ensuite, j’ai joué avec l’orchestre de la Mairie de Saint Domingue.

Depuis quand avez-vous quitté votre pays ?

D’abord, j’ai travaillé en République Dominicaine. Ensuite, je me suis produit en Espagne et, un peu plus tard, en France, où j’habite depuis plusieurs années. J’ai joué dans l’orchestre Paris Latin Salsa, qui a été pour quelque chose dans le boum de la salsa dans ce pays. En 1991, Luis Rosich et moi-même avons créé ce groupe. L’idée nous est venue un jour, à 3h du matin, sur le Pont d’Austerlitz. L’orchestre s’est structuré en tant que tel en 92. J’ai aussi travaillé avec un groupe brésilien de zouk. A présent,  je fais partie de l’Orchestre de la Mairie de Boulogne. Nous sommes 56 musiciens et nous faisons des tournées en France. De même, je joue dans l’Orchestre de l’Ecole de Musique de la RATP et on tourne dans tout le pays. Nous sommes 48 musiciens. Dans ces ensembles, je joue de la musique classique, du jazz et un peu de variétés.

En général, les musiciens latino-américains partent travailler à New York ou à Miami. Pour quoi avez-vous choisi la France ?

On me le demande toujours ! Presque tous mes amis sont aux Etats-Unis. De ma génération, il y en a un à Madrid, un autre en Suisse et moi, en France. J’ai trouvé ici des opportunités de travail et, comme il arrive souvent, je suis tombé amoureux d’une française. Voilà pour quoi je suis basé en France, mais cela ne veut pas dire que je ne voyage pas en République Dominicaine. Avec mon nouvel album, j’ai des projets internationaux. Notre production sort en même temps dans mon pays, aux Etats-Unis, en Colombie et en France.

Par ailleurs, le 21 de juin, à l’occasion de la Fête de la Musique je me suis produit avec mon orchestre ‘Salsa Mambo’ à la Mairie de Vanves. Cela a été l’occasion pour faire connaître au public français nos dernières chansons : Salsa conmigo, El camino de tu vida, Yo soy el mismo, Que levante la mano. Ce dernier titre a été un succès. Nous avons fait un single de promotion avec la chanson ‘Sigue’, avec mon groupe, constitué de 12 musiciens. Nous nous sommes produits dans d’autres villes de banlieue, toujours dans le cadre d’activités culturelles de plusieurs Mairies.

 Parlez-nous un peu plus de votre album

Dans mon album, ‘Salsa conmigo’, je suis l’auteur et le compositeur de cinq titres. Quelques  amis signent quelques unes des chansons, tandis que d’autres morceaux appartiennent à des auteurs connus, comme El carcelero, de Tite Curet Alonso, un compositeur portoricain très important, aujourd’hui  décédé.

 Mon CD a été enregistré en studio  à Saint Domingue, avec des musiciens dominicains. Nous avons travaillé dans le Studio Audio Proceso Antiguo Quisqueya, où les grands artistes dominicains ont enregistrés leurs disques.

Dans cette production, je travaille avec 14 musiciens : 3 trombones, 2 trompettes, des percussions, une contrebasse,  un piano, un synthétiseur, deux chœurs et moi-même  comme chanteur.

Est-ce que c’est votre premier CD individuel ?

Oui. Jusqu’ici, j’avais participé dans plusieurs productions, mais en tant que tromboniste. Mais, comme chanteur, c’est la première fois que je me lance en solo.

J’ai souvent chanté à Paris. Je l’ai déjà fait ici, à La Peña et aussi au Habana Jazz. De même, je me suis produit à Troyes, à Montreuil et à Boulogne.

Quelles ont été les influences les plus marquantes dans votre carrière ?

J’ai toujours écouté les chansons de Gilberto Santa Rosa ainsi que celles d’Omar Alfaro et d’autres auteurs compositeurs, tels que Tite Curet Alonso,  dont l’écriture m’a toujours intéressé. J’admire aussi quelques auteurs cubains, comme Pablo Milanés. J’aime beaucoup le Vénézuélien Simón Díaz, dont la chanson ‘Caballo viejo’ m’a toujours plu.

J’ai toujours été très ouvert à toute sorte de musique. J’ai beaucoup joué du jazz et du latin jazz. C’est à Paris que j’ai découvert ces sonorités, avec les Big Bands de Boulougne et du Conservatoire de Montreuil. 

En tant que tromboniste, je me suis beaucoup produit avec des groupes,  dans le cadre d’événements culturels, ce qui m’a beaucoup enrichi.

A présent, je collabore avec l’Atelier de Salsa, dans le Studio Bleu. C’est pour des professionnels désireux d’apprendre à jouer la salsa.

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