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Indhira Núñez, entretien

indhira_home_pt.jpgVénézuélienne d’origine, Indhira compose ses propres chansons, qu’elle chante dans un style pop latino. Elle a choisi de s’exprimer en espagnol et elle n’abandonne jamais sa guitare


Indhira, veux-tu nous présenter ta musique ?

Je fais surtout de la pop latino, toujours  en essayant  de garder mes racines latino-américaines. Dans mon premier album, qui doit sortir cette année, j’ai enregistré des chansons pop romantiques mais aussi des morceaux plus latino. C’est donc un CD assez éclectique, où l’on trouve des mélodies romantiques et des titres  très rythmiques.

Et côté contenu, qu’est-ce que tu nous racontes dans tes compositions ?

Je raconte mon histoire. Par exemple, j’ai composé une chanson dont le nom, ‘Paris, je t’aime’, est très éloquent.  Là, j’explique pour quoi je suis venue en France et pour quoi je suis restée à Paris. Par ailleurs, je parle d’amour, du sens latino de la fête et de ma vie en France. Dans un morceau, ‘Soy latina, si señor’, je mets en avant la latinité.  Ce sentiment d’appartenance à une culture permet l’existence d’une identité commune, au-delà de la nationalité.

 Des références musicales ?

J’ai toujours aimé le groupe Mécano.  J’ai décidé de chanter  lorsque,  à  l’âge de dix ans,  j’ai écouté la chanteuse de ce groupe. Alors, j’ai appris son répertoire, car mon registre vocal est similaire au sien.

J’ai une formation musicale classique, de conservatoire. Donc  j’ai aussi cette influence.  Le chant choral, avec un groupe vénézuélien, Schola Cantorum,  a été très important dans ma formation. Pendant des années on s’est produit  dans le monde entier et cela a été une école formidable.

Je suis convaincue que,   tout en mélangeant des  musiques différentes, on peut s’inventer son propre style. J’ai une voix très douce, très mélodieuse. Elle fonctionne  bien dans le répertoire classique,  mais dans les tons graves, ma voix prend assez facilement des accents de boléro. J’ai donc mélangé mes deux facettes, mes tons graves et mon registre plus aigu de soprano colorato. C’est un style où  j’oscille entre  les tons graves et  les tons aigus, avec une voix mélodieuse et une personnalité de chanteuse des variétés. 

 Mes  références en anglais sont  Maria Carey, Stevie Wonder et Ray Charles. Côté latino, Luis Miguel, Marc Anthony et Gloria Estefan sont mes idoles. Je fais passer toutes ces références  par un filtre personnel et  je crée autre chose, complètement différente.

Pour quoi  as- tu choisi la France ?

 En partie, parce qu’il n’y a pas beaucoup d’artistes latino  qui travaillent en France. J’aime beaucoup les Etats Unis, mais la plupart des chanteurs latino-américains y vont. J’ai donc choisi la France.  Séduire le public français est un vrai défi ! Après, je pourrai conquérir le monde entier !

 Même si tu travailles en France, tu continues de chanter en espagnol. Pour quoi ?

Je crois que le public français aime beaucoup les chansons en espagnol. C’est pour cela que j’ai choisi d’enregistrer la plupart de mes chansons en espagnol. Question aussi de défendre mes racines latino, car il s’agit de mon premier album. Cela dit, il y a une version française d’une de mes  chansons. Si mon CD est bien accueilli, j’ai aussi l’intention de chanter en anglais et en français.  

Peux-tu nous parler un petit peu plus de cet album ?

C’est un CD enregistré en studio, avec mon producteur. J’ai composé la musique de mes chansons et j’ai aussi écrit les paroles.   Je chante toutes ces chansons dans mes prestations ici, à Paris.

 Tu viens souvent à La Peña . De quoi parles-tu avec François ?

J’aimerais que La Peña promotionne un peu ma musique, en tant qu’artiste latino-américaine. J’ai toujours eu des très bonnes relations avec François. A partir du moment où je me suis mise à chanter en espagnol, mes relations avec La Peña  et avec le groupe d’artistes latino de Paris sont devenues beaucoup plus étroites.

Des projets ?

D’abord, je souhaite faire la commercialisation de mon album ici et ailleurs, et ensuite je voudrais me produire dans des festivals d’été en France. De même,  j’aimerais me produire dans des salles de concert plus grandes, avec un groupe de musiciens. Je travaille dans cette direction !

Où est-ce que tu t’es produite dernièrement ?

Dans le Relais de la Huchette, trois ou quatre fois par semaine. J’ai aussi chanté aux Trois Maillets et dans d’autres piano-bars connus de Paris.

 

 

 

 

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