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Vanny Jordan, entre salsa, reggaeton et hip hop latino

jordan_home_pt.gifPrix du Meilleur talent de l’année en 2007, distinction octroyée par la Mairie de Paris et Radio France Bleu, le jeune compositeur et chanteur Vanny Jordan précise la nature de sa musique, à mi-chemin entre folklore colombien, salsa, reggaeton et hip hop latino

Vanny, raconte nous ta musique

Ce que je fais c’est une fusion de salsa, reggaeton et hip hop latino. C’est un mélange de tradition et modernité. On peut présenter mon style de cette façon.

Et la musique de ton pays, la Colombie, quelle place as-t-elle dans ton travail ?

Pour commencer, j’ai fait des reprises de titres très connus, tels que « Fuego en el 23 ». C’est un morceau traditionnel de la côte colombienne des Caraïbes et j’en ai fait une version salsa, avec un mélange de reggaeton et de rap. J’ai été l’un des premiers à faire cela ici, en France, où j’habite depuis vingt ans. J’aime beaucoup la musique colombienne et en particulier celle de ma région. Je suis originaire de la côte colombienne du Pacifique, je suis né dans un village appelé Le Chocó, où l’héritage musical africain est très important, donc notre musique est différente et assez mal connue. Nous avons des danses telles que la chirimía ou le mapalé et je me suis inspiré de ces styles, en rajoutant des sonorités hip hop et rap ».

As-tu déjà enregistré un CD ?

Oui, j’ai fait un album il y a trois ans en Colombie, dont le titre est « Fusionando la música ».

Comment utilises- tu le folklore colombien dans ta musique ?

Dans mon travail il y a une influence de notre folklore dans la musicalité mais aussi au niveau du langage, des paroles de mes chansons. Parfois, je reste fidèle à la tradition, je garde la langue populaire, en rajoutant des nuances humoristiques. Et j’en fais des chansons.

Dans la musique de la côte du Pacifique il y a beaucoup de tambours. C’est la trace laissée par l’Afrique. Aux rythmes de mapalé, j’ajoute des sonorités reggaeton. J’essaie aussi de faire un mélange des musiques colombiennes de nos deux côtes, pacifique et Caraïbes.

Pour quoi es-tu venu en France ?

J’ai fait ici des études de droit et je me suis spécialisé en droit du commerce et droit fiscal. J’ai obtenu mes diplômes à l’université de Paris II, Assas. Par la suite, j’ai travaillé dans ce domaine mais je me suis rendu compte que, pour moi, la musique était très importante et que c’était une voie pour m’exprimer. Très jeune, j’ai choisis le droit parce que j’avais un idéale de justice. Je voulais défendre certaines causes sociales en Colombie mais, en même temps, ma passion pour la musique se faisait sentir. Je chantais et j’écrivais des poèmes tout le temps, donc j’ai pris le chemin de la musique. Mais j’essaie de concilier les deux choses. Je continue d’exercer mon métier de juriste parce qu’il est très difficile de vivre de la musique. A un moment donné, la mode de la musique latine s’est imposée en France, mais à l’heure actuelle ce n’est plus le cas et il y a beaucoup moins de concerts. C’est à nous, les jeunes, de relancer cette mode, de redonner aux français le goût de la musique latino.

Qu’est-ce que tu proposes ?

Nous incorporons des éléments différents à la musique latino, dans le cadre d’une nouvelle fusion. Chaque artiste a son histoire, son vécu, et peut être aujourd’hui nous parlons d’autres sujets, nous nous inspirons des événements internationaux actuels. Par exemple, ce qui se passe en Amérique du Sud a toujours un écho dans notre musique.

Des projets ?

J’ai la chance d’avoir mon propre groupe, composé de neuf musiciens, venus d’horizons différents et nous travaillons ensemble à la musique dont je viens de parler, qui nous plaît beaucoup. Nous avons des propositions de concerts. Nous continuons de travailler et nous allons de l’avant parce que c’est notre passion.

Pour ce qui est d’une nouvelle production, j’ai déjà quelques idées en tête, toujours dans la fusion de rythmes, de la salsa et de la house ou du reggaeton, de la house et de la tectonique. Je veux faire une bombe ! Je crois qu’il faut évoluer avec son époque. Par exemple, Celia Cruz, star incontestée de la musique latino au niveau mondial, a commencé par chanter le son cubain, après elle est passée à la salsa et ensuite elle a fusionné la salsa et le reggaeton. Ça c’est une artiste ! Je rêve de faire comme elle, d’évoluer avec mon époque et de fusionner des musiques différentes.

On te voit souvent à La Peña

Je viens à La Peña parce que c’est un lieu où se rencontrent beaucoup de latino-américains, dans une ambiance très chaleureuse. Ici on noue des relations authentiques, on pourrait dire de famille. Je connais François, le fondateur de La Peña, qui m’a aidé dans ma carrière musicale. Alors, je me sens très bien à La Peña. A cela s’ajoute son emplacement, dans le quartier de Saint Germain.

Pour finir, rappelle-nous le prix que tu as gagné l’année dernière

Oui, en effet, en 2007 j’ai gagné un concours sponsorisé par la Mairie de Paris et Radio France Bleu. C’était le prix du Meilleur talent de l’année. A cette occasion j’ai participé, le jour de la Fête de la musique, à un grand concert au Trocadéro, au pied de la Tour Eiffel, devant beaucoup de monde, pour représenter la musique latino. Et cette année je vais défendre à nouveau notre musique au Trocadéro, le 21 juin prochain, ce qui est un grand honneur pour moi. Et j’espère que les latinos de Paris y seront nombreux pour nous soutenir.

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