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« El Niche », DJ résident de La Pena

dj_home_pt_ftFort de son expérience professionnelle en Colombie et en Espagne, Jorge Romero, « El Niche », DJ résident de La Pena, met dans son travail une touche personnelle imprégnée de sa culture musicale latino.

« El Niche », DJ résident de La Pena

 

Aux commandes de ses platines, le DJ Jorge Romero ( Cali, Colombie), «  El Niche », crée une ambiance de fête permanente à La Pena. Il a bien voulu répondre à nos questions.

 

Comment est-tu arrivé à Paris ?

Grâce à l’intervention d’un cousin, Carlos Romero, chanteur attitré d’un orchestre très connu en Colombie, « La Suprema Corte ».  Il était en tournée en France à l’époque où j’habitais à Madrid et il m’a proposé de venir à Paris. Et me voilà !


Comment as-tu pris contact avec La Pena ?

Je connaissais le DJ qui travaillait ici et c’est lui qui m’a introduit auprès de François Douchet. On m’a donné l’opportunité de montrer ce que je savais faire au Bataclan et ensuite j’ai commencé à La Pena une fois par semaine. J’ai fait mes preuves et j’ai été engagé.

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Quelles sont les nouveautés que tu as amenées avec toi ?

Lorsque je suis arrivé, La Pena avait déjà une politique musicale bien définie. J’ai continué à travailler dans cette direction tout en rajoutant mon style personnel, mon rythme et ma façon de voir la musique.

Peux-tu nous éclairer un peu plus ?
Ma façon de voir la musique est celle de ma ville, Cali. Là-bas, il y a un sens de la fête, c’est un état d’esprit qui nous est propre. C’est ça que j’essaie d’exprimer dans mes choix musicaux, ici à La Pena. Mon objectif est de communiquer la joie d’un peuple, d’une culture, à travers sa musique.

Quelle sorte de musique préfère ton public ?

La Pena est un lieu de fête latino et les gens demandent toute sorte de musique latino, mais pour danser ils préfèrent la salsa, sans oublier la bachata, le merengue et le reggaeton.

 

Quel type de salsa domine dans ta sélection ?

Ici il n’y a pas de paramètre précis pour cela. On écoute tout, que ce soit la salsa de Puerto Rico, New York, Venezuela, Colombie ou Cuba.

 

Cela dépend aussi du client et du jour ?

Oui, par exemple, le jeudi prédomine la salsa. Par contre, le week-end La Pena devient une fête, c’est très varié.

 

Est-ce que de temps en temps tu mets un peu de musique romantique ?

Oui, mais dans le cadre de la « salsa romántica ». Il y a aussi des merengues, des bachatas ou encore des vallenatos plus doux, plus romantiques, mais toujours avec du rythme. Il ne faut pas oublier que les gens veulent surtout faire la fête, il faut s’adapter à cela et mélanger les rythmes. On ne peut pas tenir toute la soirée un rythme effréné de fête. Alors, il faut introduire des pauses pour recommencer la fête !

 

Est-ce que ton public suit les sorties des CD ?

Oui, bien sûr, on est toujours en train de s’actualiser. Par exemple, le dernier album du portoricain Gilberto Santa Rosa s’écoutait à La Pena même avant qu’il soit dans les bacs. Mais nous sommes très sélectifs. Il y a beaucoup de CD qui sortent mais ils ne répondent pas nécessairement à nos expectatives. La qualité est notre critère de sélection.

 

Et les classiques ?
Les classiques sont toujours les classiques. Le Gran Combo de Puerto Rico, Oscar D’León, le Groupe Niche, Guayacán. C’est une musique qui ne se démode pas. J’essaie de satisfaire les goûts des gens et je mets ce qu’ils demandent. Je suis là pour leur donner un peu de joie !

  

Quels sont les artistes préférés du public?

 

Le Groupe Niche, Lalo Rodríguez, le Combo de Puerto Rico, Elvis Crespo avec ses merengues, Héctor Lavoe, Victor Manuelle, Marc Anthony qui est devenu le chouchou du public, Gilberto Santa Rosa. De mardi à samedi, nous avons toujours l’opportunité de passer les CD de tout le monde !

Et les voix féminines ?
On écoute beaucoup Célia Cruz, c’est un cas à part, elle est toujours la reine. Il y a aussi La India, Choco Orta dans la bachata, il y a Monchi et Alexandra et la chanteuse d’Aventura, qui est très demandée.

Et quel est ton secret ?

 

 

Savoir en quel moment je dois mettre certains morceaux. C’est très important de savoir conduire le public, petit à petit, vers la chanson qu’il veut écouter.

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