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Jean Michel Cochois, l’invité du mois

j_m_cochois_home_ptit_forJean Michel Cochois et François Douchet ont travaillé sur le festival Mundo latino en 2001 et 2002, et plus récemment sur le concert du salsero portoricain Frankie Negrón ou encore sur celui du Che au Grand Rex. Ils continuent leur aventure avec le concert de José Alberto El Canario à Paris le 27 juin. Parallèlement, ils ont invité quelques artistes à exposer à La Pena.

 

 
Quelles sont vos relations avec La Pena ?

Ça fait 7 ans que François Douchet et moi nous rencontrons régulièrement, moi comme producteur de musique latine, et lui comme représentant de La Pena Saint Germain, un endroit qui est devenu central au sein de la communauté latino de Paris. Nous avons fait beaucoup de choses ensemble, par exemple, le Festival Mundo latino pour lequel La Pena s'est  beaucoup investi pour contribuer à sa réalisation. Dès qu’un projet l’intéresse, François est toujours prêt à y mettre du sien pour qu’il arrive à voir le jour. La notion d'investir et de dépenser est bien dissociée dans son esprit. Nous avons fait aussi des manifestations qui relèvent de l’art, de la culture.

 

Quelle est votre idée de La Pena ?

j_m_cochois_apoyo_1C’est un endroit où l’on rencontre des gens intéressants, où l’on partage le goût de la culture et de la musique latino ainsi que le sens de la tolérance. C’est une maison d’amis, una peña, où des artistes de toute obédience (des peintres, des sculpteurs, des musiciens, des chanteurs, des conteurs, des poètes) viennent s’exprimer. La Pena a donc beaucoup de facettes. C’est un lieu d’amusement, certes, mais aussi d'expressions et d’expositions culturelles.

 

 Des projets avec La Pena ?

Nous avons planifié la venue d’un chanteur latino, José El Canario, qui se produira le 27 juin prochain au Bataclan. Ensemble, nous allons produire ce concert qui va durer deux heures. Ensuite, l’artiste partira sous d’autres cieux en tournée. Faire un concert latino, c’est prouver que l’on peut attirer des gens   pour le plaisir d’écouter cette musique et pas uniquement pour une soirée latino. C’est aussi donner un gage de crédibilité à cette musique qui est en perte de vitesse, voire au stade zéro. On est dans une pénurie de bonne musique latino et Le Canario s’inscrit dans les grands soneros du moment. On est très en amont de l’événement, mais nous, les professionnels du métier de la production « en vivo », nous nous y prenons très tôt pour faire aboutir les concerts. Dans l’urgence, l’on ne fait rien de bien. Et cela rejoint la philosophie de La Pena qui travaille beaucoup dans la préparation. Il y aura tout ce qu’il faut pour que le concert soit réussi.

 

Quelles ont été les manifestations les plus importantes en 2007 ?

Ce qui est le plus récent c’est le Che au Grand Rex. Une dizaine d’artistes a participé bénévolement à ce projet. Ils ont apporté leur caution pour reconnaître l’homme, avec les travers qu’on a pu lui donner à tort ou à raison, mais cela c’est un autre débat. Ma contribution a été de faire en sorte que le Rex soit plein. La Pena a été très présente pour fédérer l’information et la communiquer à la presse.

 

Des expos récentes ?

Dans un autre registre, nous avons fait une exposition de l’artiste uruguayen Renato Scremini. C’était un coup de cœur de François qui l’a invité à exposer à La Pena, appuyé par l’Ambassade de l’Uruguay. Étonnamment, les œuvres de Scremini se sont intégrées parfaitement au décor de La Pena et aujourd’hui quelques-unes font partie de sa décoration.

 

Vous avez déjà produit des concerts de salsa ensemble en 2007 ?

Oui, le concert du salsero portoricain Frankie Negron. Il est très connu à Puerto Rico et à New York, mais pas ici, c’est la salsa portoricaine pure et dure. Le grand mérite de cet événement a été de l’avoir organisé pour qu’il commence à l’heure, que les gens qui ont payé retrouvent des sensations normales de concert. Pour lui c’était génial. Venir à Paris pour la première fois et se produire dans une salle comme l’Elysée Montmartre, c’est exceptionnel. Dans ce type d’opérations, on peut s’appuyer sur La Pena, notamment si l’artiste est de qualité et que l'on peut participer à son évolution.  La Pena, en tant que producteur, a contribué à sa venue à Paris .

 

Pour quoi la salsa est en perte de vitesse ?

Si elle est tombée en désuétude c’est parce qu’à une époque il y a eu des choses chaotiques. Certains ont confondu production d’un événement et recettes liées à cet événement. Ils attendaient d’avoir les dites recettes pour payer les frais réels, cela a occasionné des problèmes de temps, de confiance et de crédibilités. Aujourd’hui la salsa a tombé bas parce qu’il n’y a plus des gens qui soient capables de produire avec toutes les garanties liées au statut de producteur.

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