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Orlando ‘Maraca’ Valle

maraca_home_ptLe Cubain Orlando ‘Maraca’ Valle est à Paris pour lancer son dernier album, ‘Lo que quiero es fiesta’, où s’entremêlent salsa, timba et reggaeton

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Extraits du nouveau CD
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Mon dernier album, ‘Lo que quiero es fiesta’, est un CD en honneur du maestro Tata Güines, en mémoire de son esprit, de sa gaîté, de sa créativité. C’était un grand musicien cubain : percussionniste hors pair, compositeur, bassiste ; bref, un artiste complet
Vidéos de Maraca ici
‘Maraca’ nous revient avec une nouvelle production, en hommage au grand percussionniste cubain Tata Güines. Il affirme que, dans son dernier album, son travail est beaucoup plus mûr







J’ai fait tous les arrangements ; par conséquent il y a une unité dans l’album. Dans la préparation de cette production, il y a eu beaucoup d’improvisation, beaucoup de gaîté, beaucoup de spontanéité. Les musiciens ont beaucoup apporté à ce disque pendant les séances d’enregistrement. Il y a eu de changements dans les percussions, dans la flute, on peut dire que les solos sont plus gais. C’est plutôt une musique heureuse, que les gens aiment


Maraca, vous êtes venu à Paris pour promouvoir votre dernier album. Qu’est-ce que vous pouvez nous en dire ?

Mon dernier album, ‘Lo que quiero es fiesta’, est un CD en honneur du maestro Tata Güines, en mémoire de son esprit, de sa gaîté, de sa créativité. C’était un grand musicien cubain : percussionniste hors pair, compositeur, bassiste ; bref, un artiste complet.maraca_appui_001













Il y a un titre,‘Guaguancó’, que j’ai fait en pensant à lui ; les autres morceaux sont très modernes et très dansants ; ils combinent la salsa, le reggaeton, la timba.

Peut-on parler d’une influence de Tata Güines sur cet album en particulier ?

D’un point de vue musical, il y a des ressemblances : j’ai fait la production musicale de son disque ‘Pasaporte’ en 1994, qui a obtenu le prix du meilleur album à Cuba, cette année là. Pour moi, ça a été l’occasion de me lancer dans la production, comme arrangeur et comme directeur musical. Dans ce disque, j’ai eu aussi l’occasion de jouer du piano. Plusieurs artistes ont assisté au lancement : Merceditas Valdés, qui était encore en vie, Raúl Planas, Laíto, Richard Egües, Frank Emilio.

J’ai beaucoup travaillé avec Tata, nous sommes partis en tournée aux Etats-Unis. Nous avons joué en Californie avec le groupe Afrocuban Jazz Masters, une formation musicale intégrée par des maestros du jazz afro-cubain, tels que Changuito, Giovanni Hidalgo, Jimmy Bosch ou Papo Vásquez, entre autres. Nous sommes allés ensemble à Rome, en Allemagne, aux Antilles et nous sommes venus à Paris, pour nous produire au New Morning.

Par ailleurs, nous avons fait un hommage à Tata à La Havane, au théâtre Mella, qui a été très émotif. Nous avons joué sur un fond de percussions de Tata, en vidéo. Nous avions l’impression qu’il était là, avec nous. Le morceau que nous avons joué c’était ‘Guaguancó’.
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Vous avez parlé de la présence d’éléments de musique urbaine dans votre album. Comment ‘entrent’-ils dans votre CD ?

Il y a quelques éléments de reggaeton, mais J’ai toujours incorporé dans mes compositions des éléments de musique internationale. C’est une musique jeune, très dansante. Aux Etats-Unis, le disque marche très bien. Les gens me disent que c’est bon contre le stress. Dans la tournée que je viens de finir au Canada, en Turquie, à Malte, en Belgique, les chansons de l’album ont été très bien accueillies.

Est-ce qu’il y de nouveautés d’instrumentation dans cet album?

Oui, bien sûr. J’ai fait tous les arrangements ; par conséquent il y a une unité dans l’album. Dans la préparation de cette production, il y a eu beaucoup d’improvisation, beaucoup de gaîté, beaucoup de spontanéité. Les musiciens ont beaucoup apporté à ce disque pendant les séances d’enregistrement. Il y a eu de changements dans les percussions, dans la flute, on peut dire que les solos sont plus gais. C’est plutôt une musique heureuse, que les gens aiment.

Pourrait-on dire qu’il y a une intégration plus réussie de la flute ?

Oui, je le pense. Les connaisseurs s’accordent à dire que, cette année, notre groupe est beaucoup plus mûr. Nous avons développé quelques aspects de notre musique. Nous guidons le spectacle, le public, l’orchestre, nous ‘habillons’ l’orchestre. Notre image a donc changée, elle est différente. Il y a une évolution de notre orchestre.

Qu’est-ce que vous cherchez ?

Je souhaite améliorer la qualité de ma musique. On se pose toujours de questions. On se prépare, comme les sportifs de haut niveau. On répète, on se confronte aux opinions du public.

Nous avons une ‘peña’. Pas celle de Paris ! Notre peña est à La Havane, au théâtre Amadeo Roldán. Nous y faisons une musique cubaine très traditionnelle et du jazz. Nous avons invité plusieurs artistes : un quatuor de femmes qui s’appelle ‘Sexto sentido’, Harold López Noussa, un très bon pianiste qui s’est déjà produit au New Morning. Nous avons fait une tournée à Cuba.

Après tout cela, nous étions très imprégnés des goûts du public cubain, mais comme nous connaissons la scène européenne, qui est différente à la cubaine, nous avons modifié notre répertoire. Nous avons incorporé des éléments vertueux dans la flute et les cuivres, mais nous nous sommes rendu compte de la nécessité d’améliorer certains aspects de notre travail. Par exemple, dans le cas de la flute, j’ai découvert que cet instrument peut avoir plus de place dans certaines chansons, comme la goajira de ‘Lo que quiero es fiesta’. Pour quoi ? Parce qu’en général les groupes de musique dansante ne font pas beaucoup de solos de musiciens instrumentistes.

Il y a quelques années j’ai signé un titre, Descarga total’, qui a été joué dans des films très connus, dont ‘Un homme appart’. Le rythme de cette chanson est très dansant, mais un peu lent, tranquille. J’ai décidé de faire une deuxième partie de cette chanson, qui s’appelle ‘Descarga dura’, qui est inclus dans ‘Lo que quiero es fiesta’. C’est un titre qui marche très, très bien. Et que, bien entendu, je vais jouer au New Morning.  

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