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Eddie Palmieri, entretien

palmieri_home_ptLors de sa dernière présentation à Paris, Eddie Palmieri, la super star du latin jazz, a parlé avec nous de sa musique et de son parcours. Il s’apprête à lancer  un album spécial anniversaire,   pour  fêter ses 50 ans de carrière. Il a souligné son rôle de guide pour beaucoup de jeunes musiciens : c’est l’un des moteurs de sa vie professionnelle

Tout le monde s’accorde à dire que Eddie Palmieri est une légende vivante.  Lorsque l’on parle de vous dans ces termes, comment vous vous  sentez ?

palmieri_appui_001Cela vient surtout de ma longévité artistique. Ça fait déjà 50 ans que je suis sur scène. Cela dit, je continue d’étudier. J’aime aider les étudiants et les jeunes musiciens. Dans ce but, je voyage beaucoup avec eux. Le plus important pour moi c’est de soutenir leurs carrières, pas de me faire appeler  une ‘légende’.

Comment voyez-vous aujourd’hui votre carrière ?

Très bien, car j’ai eu l’honneur de monter sur scène dans des endroits très prestigieux, au niveau international : nous avons joué en Asie, en Afrique, en Europe.  Nous avons toujours été très bien accueillis partout. C’est un vrai plaisir et cela nous donne de l’énergie pour  continuer.

Parlez-nous de vos projets ?

palmieri_appui_002Nous travaillons à la préparation d’un CD anniversaire. Il marque mes 50 ans de carrière et il sortira bientôt, entre septembre et octobre 2009. Mon fils est chargé de la production. Nous avons travaillé avec un grand orchestre, avec des chanteurs. L’un d’eux est Germán Olivera. C’est très dansant, tandis que l’orchestre que nous avons amené à Paris est un groupe de latin jazz, c’est-à-dire, sans chanteurs.  L’album s’appelle ‘Les 50 ans d’Eddie Palmieri’. C’est un concert que nous avons enregistré.

Quel a été l’apport fondamental d’Eddie Palmieri à la musique latine et, en particulier, au latin jazz ?

J’ai travaillé pendant 17 ans à la création de la catégorie Latin jazz dans les Grammy Awards. En général, les disques enregistrés par les musiciens latino étaient classés dans la catégorie Jazz. En vérité, un musicien latino ne peut pas concurrencer  ses collègues américains dans le terrain du Jazz et, encore moins, gagner un Grammy dans cette catégorie.  J’ai donc présenté un orchestre de latin jazz et ils ont compris qu’il était nécessaire d’ouvrir une catégorie spéciale pour cette musique.   Cela a été un grand succès, au point qu’aujourd’hui  les jazzmen jouent du latin jazz.

palmieri_appui_003Je constate que c’est la musique d’aujourd’hui. Lorsque j’étais jeune, tous les musiciens voulaient jouer de la musique latine dansante. Ce n’est plus le cas : maintenant,  tous veulent  jouer du latin jazz, même du jazz, et  parallèlement,  de la musique latine.  Le latin jazz est une musique exigeante, qui demande beaucoup d’études. Nous avons beaucoup de jeunes talents. Par exemple,  notre bassiste, Luques Curtis, est très jeune et très talentueux.

Donc, vous avez ouvert le chemin du latin jazz et à ces jeunes musiciens ?

Tout à fait. Nous essayons d’aider la jeunesse  et pour cela nous allons dans les conservatoires pour présenter le latin jazz. A ce moment-là, nous parlons de nos carrières, de nos expériences. C’est une façon de leur faire connaître ce qui se passe aujourd’hui dans cette discipline, de présenter la musique latine et de placer le latin jazz dans ce contexte.

palmieri_appui_004Et par rapport à la salsa ?

Bon, la salsa possède sa propre structure, avec des chanteurs. Le latin jazz est différent, cela s’encadre dans le jazz.  Je joue un latin jazz plus dansant,  à la façon de ce qu’auparavant on appelait ‘mambos instrumentales’. Mais les musiciens de latin jazz le jouent ‘ouvert’, comme si c’était du jazz. Et il y a beaucoup d’artistes très talentueux dans cette catégorie musicale.

Photos: Eddie Palmieri avec François et avec Roberto Burgos (Radio Latina)

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