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Tito Rojas, 35 ans de carrière (Interview)

tito_rojas_home Le chanteur portoricain Tito Rojas s’est récemment produit à Paris. Cela a été l’occasion de le rencontrer et de le faire parler un petit peu de son parcours professionnel. A 54 ans, Tito n’a pas du tout l’intention de décrocher ; au contraire, il se déclare prêt à continuer. Il annonce le lancement d'un nouvel album, 'Un toque de queda', dont le premier single, 'Adios', est déjà sur les ondes. 

Tito, nous nous sommes entretenus la dernière fois que vous êtes venu à Paris, il y a quelques années.  Racontez nous un peu  ce que vous avez fait depuis notre rencontre.

tito_rojas_001D’abord, merci pour cette invitation de La Peña.  Bon, les choses ont beaucoup changé.  Certes je me suis  beaucoup produit mais, en même temps, du fait des problèmes économiques, on peut dire qu’il y a du travail et qu’il n’y en a pas. Malheureusement, maintenant dans des villes comme New York il y a moins de clubs. Il n’en reste pas beaucoup.

Par ailleurs moi et mon groupe nous avons beaucoup voyagé, en particulier dans la région des Caraïbes. A vrai dire, nous travaillons très peu à Puerto Rico.  Nous avons fait beaucoup de productions.

A l’heure actuelle, il est impossible de voyager avec tous les membres de mon orchestre. A présent, les producteurs de concerts ne veulent plus payer des hôtels ni des billets d’avion  pour tout le  groupe.  Je voyage donc avec mes musiciens les plus importants, tels que mon directeur musical, Celso Clemente, mon choriste, Antonio Hernández, et mon assistant, Juan Carlos Montezuma. J’arrive environ deux jours à l’avance pour avoir le temps de répéter  avec des musiciens locaux.

Mon public le plus important, ici en Europe, ce sont les colombiens. C’est  grâce à eux que je  suis toujours invité en Espagne, en Italie ou en France.

Est-ce que dernièrement vous avez enregistré  des CD ?

J’ai fait environ trente-huit productions. En Espagne, Envidia Records a fait des compilations de mes vieux tubes.

 A vrai dire, je vis surtout sur mes vieilles productions. Mon public demande toujours mes  anciennes chansons, tels que ‘Una señora madrugada ‘, ‘Por mujeres como tú’, ‘Quiéreme tal como soy’, ‘Condéname a tu amor’ ou encore  ‘Nadie es eterno’. Ces compositions sont mes cartes de visite. Comme on dit, les succès sont les succès. C’est mon gagne-pain.

Par ailleurs j’ai mis fin à ma collaboration avec mon ancienne maison de disque, ‘Música Productions’. Ils  ont vendu leur catalogue à l’entreprise ‘Juan y Nelson’ de Miami. Et maintenant je prépare une nouvelle production avec une autre société.

tito_rojas_002Comment est cette production ?

C’est de la musique traditionnelle, de la salsa romantique, celle que j’ai toujours fait. C’est une musique qui m’a fait beaucoup travailler et j’en vis encore.

Nous avons déjà fait le premier single, Adiós, dont le sujet est  le chagrin d’amour.  Nous allons en faire aussi  un clip.

Avant la fin de 2010, la production sera finie. Au total, ce sont dix chansons.

 

Aura-t-il des invités dans cette production ?

La India sera l’invitée d’honneur de cet album, avec la chanson  ‘Bendito amor, maldito amor’ (‘Amour béni, amour maudit’).  Elle vient de lancer une nouvelle production à Puerto Rico, qui est déjà sur les ondes, dont le titre est ‘Estúpida ».  La India est une grande chanteuse et une très bonne amie à moi.

Donc dans mon nouveau disque il y aura un duo avec La India : elle chante  l’amour maudit et moi    l’amour béni. Il y aura aussi un morceau dont le sujet sera mon père et aussi des chansons de quelques compositeurs très connus tels que Jorge Luis Piloto, Ramón Rodríguez du Groupe Clásico, auteur des chansons de Tito Nieves, ainsi que des compositions de Ricky Martínez, qui dernièrement a écrit pour le Gran Combo ‘Sin salsa no hay Paraíso’ ; c’est un compositeur et un musicien excellent. De surcroît, nous y ajoutons quelques compositions de jeunes talents.

tito_rojas_003Quel est le nom de cet album ?

Son titre est ‘Un toque de queda’ (‘ Un couvre-feu’).  C’est une façon de dire que l’on ignore ce qui va se passer dans le futur. Lorsqu’il y a un couvre-feu, que ce soit au Venezuela, au Guatemala ou ailleurs, cela veut dire que l’on ne veut pas de toi dans la rue. Mais pour moi, le couvre-feu se passe dans mon cœur. Autrement dit, si je ne fais pas attention, je peux être victime d’un arrêt cardiaque. Et d’un coup tout finirait. C’est ça mon couvre-feu.

Dernièrement, j’ai eu des ennuis de santé. Chaque fois que j’annule une prestation, où que ce soit, cela veut dire que je suis en train de me faire faire des analyses médicales poussées. Alors on lit sur les journaux que Tito prend des vacances pour se reposer un peu. Et cela dans le but de continuer, d’aller de l’avant.

tito_rojas_004Des tournées récentes ?

Nous sommes allés il y a très peu de temps au Venezuela ; c’est un pays où nous  aimons travailler parce que le public est très chaleureux, en particulier avec nous.  De même, nous sommes allés en Colombie, en République Dominicaine.  Nous avons aussi chanté à Milan et à Rome, ainsi qu’en  Espagne et en Suisse.

Nous irons maintenant en Californie et en Floride.

Est-ce que vous avez l’intention de prendre votre retraite ?

Non, pas du tout. Je vais continuer à travailler, mais je me ménage un peu. Question de profiter plus de ma famille, de mes filles et de mes petits enfants.  Je suis beaucoup parti en tournée parce qu’il fallait travailler pour survenir aux besoins de ma famille. Aujourd’hui ma femme ne travaille plus, elle mérite un peu de repos.  Par contre, à 54 ans, je n’ai pas du tout envie de prendre ma retraite.  Je la laisse dans les mains de Dieux.

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