Get Adobe Flash player

Joe Arroyo, une légende vivante

arroyo_pt

 

Parrainé par La Peña Saint Germain, le Colombien Joe Arroyo s’est très récemment produit à Paris.  A cette occasion, ce géant de la musique latine,  créateur du ‘joeson’,  s’est exprimé sur son travail.

 

 

arroyo_1Comment se sent un homme qui, comme vous, est devenu une légende ?

A vrai dire, c’est la réalisation de mon rêve de toujours.  J’ai pu monter très haut grâce à mon public ; je ne suis   pas   à l’origine du phénomène, et encore moins mes capacités. C’est mon public qui   en a décidé ainsi ; c’est lui qui  choisit  l’artiste  vers lequel iront ses préférences. De même, il peut le détrôner !

Mais quand-même, vous y êtes pour quelque chose, non ?

Bien sûr. Je mets beaucoup d’amour dans mon travail, de la ténacité ; il y a aussi l’inspiration et la volonté d’aller de l’avant.

 Dans votre travail, quel est l’élément qui fait la différence ?

Bon, je crois que les éléments particuliers  du travail  de Joe ont été son humilité, son acharnement.   Il a su garder son style, ce qui est très important, ainsi que semer, créer, des rythmes nouveaux, différents. Ça c’est très important aussi et, dans mon cas, j’ai réussi à le faire.

arroyo_2Et, justement, en parlant de style, comment définiriez vous le votre ?

J’ai toujours identifié mon style à ce que j’ai appelé  le ‘joeson’.  C’est un mélange de musique caribéenne, de musique colombienne, c'est-à-dire, soca, cumbia, mambo, et d’un peu de salsa. Autrement dit, un peu de ci un peu de là, comme si on était en train de faire la cuisine. Sauf erreur de ma part, je crois que c’est la voie.

Y-a-t-il un rythme prédominant dans votre ‘joeson’ ?

Sans conteste,   celui de la Caraïbe, la salsa et, en ce qui concerne spécifiquement le rythme, la musique colombienne est très importante, en particulier la cumbia.  Je fusionne ces musiques et j’y ajoute des éléments nouveaux, différents, que j’ai créé ; tout cela conforme le ‘joeson’.

Et ces éléments  ‘différents’, en quoi consistent-ils ?

Bon, c’est une question de goût personnel. Je les improvise. Mais bien entendu, au moment d’enregistrer, je les ai déjà travaillés avec mes musiciens.  Lorsque je me produis sur scène, tout est déjà prêt, mais quand-même, j’y improvise aussi. Donc sur scène il y a toujours une combinaison d’éléments plus travaillés et d’éléments improvisés sur place.

arroyo_3Quels sont vos projets dans un futur immédiat ?

Dans mon pays, la Colombie, on tourne en ce moment   un téléroman   sur  ma vie artistique, qui doit être prêt en juillet. C’est une initiative de la chaine la plus importante de la Colombie et j’en suis très reconnaissant. En suite, ce feuilleton sera diffusé dans plusieurs pays de la région ainsi qu’aux Etats-Unis, dans une chaine hispanique. J’en suis fier. C’est un grand hommage à mon travail et  j’en  remercie RCN Télévision.

Et d’un point de vue musical ?

Nous  sommes en train d’enregistrer un album. Dans deux ou trois mois, il sera prêt pour le lancer sur le marché.  Le problème c’est qu’en même temps nous nous produisons beaucoup, un peu partout. Nous voyageons beaucoup et donc  il faut constamment arrêter l’enregistrement du CD.  Mais il faut dire que les disques ne marchent pas très bien …

A cause de la piraterie ?

Absolument.  J’enregistre aujourd’hui et demain tout le monde a ma chanson,  voie internet !  Ce qui est positif dans cette démarche c’est que les chansons sont tout de suite diffusées. Mais  nous n’en retirons pas de profit, presque rien.

Quel est le titre de votre CD ?

Je ne l'ai pas encore choisi.

A quelle date est prévue sa sortie ?

 Disons que dans quatre mois cet album doit être sur le marché.

 

NOTRE MUR FACEBOOK