Get Adobe Flash player

Ely Guerra : Interview

eguerra_pt

 

La rockeuse mexicaine Ely Guerra prépare un nouvel album où elle promet une vision plus sereine du monde.

 Propos recueillis à la veille de ses concerts parisiens.

 

 

eguerra_1Ely, est-ce que c’est ton premier voyage à Paris ?

Oui, mais  je n’ai rien  prévu de spécial pour le public français. Ça fait dix-huit ans que j’écris ma musique et sur scène je serai moi-même. Techniquement, comme d’habitude, nous avons bien préparé nos concerts. Ce que nous souhaitons, moi-même et mon groupe, c’est de  faire connaître    notre musique aux parisiens et aux français en général.

Par ailleurs, il faut dire que mon travail est un vrai délice, il me permet de partager mes émotions, ce qui est extraordinaire.   Je suis venue avec mon groupe au complet, cinq musiciens. Nous sommes heureux d’être ici. Partager notre musique avec le public français, dans le contexte du cycle ‘La ville de Mexico dans l’Institut Cervantès’, c’est génial !

Depuis un certain temps, tu as ta propre maison de disques, tu es donc indépendante. Est-ce que tu continues sur cette longueur d’onde ?

eguerra_2Oui, en effet. J’ai démarré ma carrière avec quelques  labels mexicains connus, avec quelques  personnalités qui connaissent bien le business  de la musique. Donc  j’ai  beaucoup  appris ; plus tard, j’ai choisi ce que je voulais faire.  Ma musique n’est pas celle qu’on entend à la radio au Mexique  car elle n’est pas très commerciale.   Mon indépendance artistique s’est faite  tout naturellement.  A présent, tout ce que j’ai appris me permet de continuer sur cette voie.

Qu’est-ce que tu fais en ce moment ?

Le fait d’être indépendante est finalement magique. Nous sommes libres de faire nos propres recherches. J’ai toujours composé la musique que je voulais faire, que je sais faire. Je n’ai donc pas eu besoin de m’adapter à des formules bien rodées pour vendre plus de disques. Je crois que cela a été un processus très naturel, très authentique, dans lequel ma façon de m’exprimer n’a pas changé.

 Je suis arrivée à la musique  par hasard : dans ma famille il n’y a pas de musiciens. Mes parents sont des  sportifs  et avec eux j’ai pratiqué beaucoup de sports ; j’ai aussi suivi des cours de ballet classique. Avant de découvrir ma propre voix, j’ai été athlète. Mais j’ai écris mes premières chansons à l’âge de neuf ans.  Dans mon parcours professionnelle, la musique m’a   formée, m’a donnée l’opportunité de me cultiver, de me découvrir.   

eguerra_3As-tu un projet de nouvel album ?

D’abord, je souhaite  finir ma tournée. J’ai beaucoup voyagé ces deux dernières années pour promouvoir mon dernier CD, totalement indépendant, « Hombre invisible ». Cet album m’a permis de gagner mon premier Grammy. Cela a été une vraie surprise. Je sens en ce moment le besoin d’écrire. Etant donné que nous avons notre propre maison de disques, nous avons toujours beaucoup à faire, que ce soit sur un plan intellectuel ou que ce soit sur le terrain administratif, et  bien entendu nous avons moins de temps. Mais je vis un moment très important et je souhaiterais écrire, toutes mes nouvelles expériences laisseront sans doute une trace sur mon prochain CD. Je finirai ma tournée vers le mois de novembre au Mexique et j’espère me remettre à l’écriture cet hiver.

As-tu déjà quelques idées en tête ?

eguerra_4Oui, mais je n’ai pas encore eu le temps de travailler là-dessus. Cette étape d’indépendance a été très positive pour nous, elle nous a permis de révolutionner notre musique et notre groupe est devenu plus soudé. Ça fait 15 ans que nous nous produisons ensemble, ce qui est fantastique. Cette période m’a apporté une grande charge émotionnelle, mais je n’ai pas  encore eu le temps de  l’exprimer dans des nouvelles compositions.

Quel sera le fil conducteur de ce  nouvel album ?

 Chacun de mes disques  est différent  parce que je parle de moi-même dans mes chansons. J’aurai bientôt 40 ans et, après avoir écrit « Hombre invisible »,  à l’âge de 36 ans,  j’ai évolué.   J’exprime musicalement chaque étape de ma vie d’une façon très particulière. Pour l’instant, je n’ose pas dire comment sera ce nouvel album, mais je sens qu’il sera festif parce  que j’arrive à la quarantaine avec beaucoup de joie.  Je sens que j’ai beaucoup d’énergie ; cela dit,  je suis plus calme, plus équilibrée,  moins véhémente. Je pense donc que mon CD sera moins ‘frontal’. J’ai l’impression de regarder tout ce processus de l’extérieur. Je ne sais pas encore qu’est-ce que j’aurai envie d’écrire,  et non plus quel sons j’aurai envie d’écouter. Mais j’y travaille …

Photo N° 3: Ely Guerra avec  Julieta Venegas et Natalia Lafourcade à l'Institut Cervantès, Paris

NOTRE MUR FACEBOOK