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Orquesta Guayacan : retour à la salsa

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L’orchestre Guayacán  est revenu à Paris après une longue absence, en amenant dans leurs bagages des sonorités  résolument tournées vers la salsa traditionnelle.

 

 

 Guayacán s’est produit à Paris avec beaucoup de succès : un public d’inconditionnels  a reçu le groupe de Cali chaleureusement. Nous avons profité des répétitions pour parler avec les musiciens. Le pianiste Mauricio Toledo, qui accompagne le groupe depuis douze ans, a échangé avec nous.

 

guayacan_1Mauricio Toledo, est-ce que c’est  le premier concert de Guayacán à Paris ?

Non, notre dernier concert à Paris a été en 2002. Cela fait déjà neuf ans que nous ne sommes pas venus à Paris et, de ce fait, nous avons beaucoup  d’attentes  avec ce concert.

Qu’est ce que vous attendez de ce concert ?

Au cours de ces six dernières années, notre orchestre a été nominé à plusieurs reprises aux prix Grammy et  Billboard. Nous avons eu beaucoup de succès  dans les radios et nous espérons que  cela se traduise par un bon accueil du public, qui viendra nous écouter, et qui connait bien notre répertoire musical. 

 Par rapport à votre dernière présentation à Paris, est-ce qu’il y a quelque chose de nouveau dans votre musique ?

Lors de notre dernière visite à Paris,  le son de notre salsa  était très classique. Nos sonorités, jusqu’en 2004, étaient très fidèles aux racines de la salsa, elles étaient très conservatrices. A partir de 2005, et donc de nos dernières productions, notre groupe a fait beaucoup de fusions, s’est servi  d’une instrumentation un peu plus technique. Grâce à ce nouveau son que ‘el maestro’ Alexis a su imprimer à notre musique, nous avons eu beaucoup de succès.

guayacan_2Et comment définiriez-vous ce nouveau son de Guayacan ?

D’abord,  les paroles des chansons, écrites par ‘el maestro’ Nino Caicedo, vont droit au cœur  et,  pour ce qui est des sonorités, ‘el maestro’ Losano a trouvé un son très particulier pour ses instruments de vent ; il a utilisé quelques synthétiseurs dans ses productions, ainsi que quelques sons numériques, qui ont donné à notre musique une sonorité nouvelle, différente.

Plus dans le goût du jour ?

Oui, elle est plus moderne. On y sent clairement une nouvelle orientation, un désir de toucher un public plus jeune.

Est-ce que vous seriez en train de vous écarter de la salsa ?

Non, bien au contraire. Nous revenons plutôt vers  la salsa, car pendant les années 90, Guayacan s’est éloigné un peu de la salsa, au profit de la musique tropicale et de quelques pasodobles. Entre 1995 et 2000, nous avons enregistré deux ou trois productions où nous avons incorporé de rythmes tropicaux colombiens, tels que la cumbia, le mapalé, le currulao. A partir de l’année 2000, ‘el maestro’ retourne à la salsa, qui lui a apporté le succès pendant la décennie des 80.

guayacan_3Et comment présentez vous cette salsa de Guayacan ?

C’est une salsa dure, mais cela dit, elle possède une dimension rythmique très colombienne. Il ne s’agit pas d’une salsa dans le style portoricain qui, par ailleurs,  nous a beaucoup influencés à une certaine époque, et ce n’est pas  non plus une salsa cubaine, qui en Colombie a eu son boom vers les années 90. La salsa colombienne a des paramètres très bien définis, plus caribéens ; à cela, on ajoute  les influences portoricaine et cubaine. Cela a créé un style très particulier dans des formations musicales telles que ‘Niche’, ‘Guayacán’ ou encore ‘Son de Cali’, qui sont des groupes déjà très connus à niveau international en matière de salsa.

Comment est-ce que le public français réagit à votre musique ?

Nous avons constaté beaucoup d’intérêt chez le public français  pour notre salsa. On doit cet intérêt à un compatriote, Yuri Buenaventura, qui a enregistré de la salsa en français. De ce fait, ce genre musical a été très diffusé en France et ses départements d’outremer.

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