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Le Groupe Niche à Paris : Interview

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La Peña a eu le bonheur de parler avec les chanteurs du Groupe Niche, Eddy, Elvis, Julio et Mauricio, avant leur concert parisien

 

 

Le groupe Niche s’est produit en Paris devant un public de connaisseurs qui  les a accueillis chaleureusement.  Les Colombiens ont ouvert leur concert, vers minuit,  avec l’un de leurs tubes, ‘Cali’.  Leurs admirateurs, passionnés de salsa, ont fait chauffer  la piste, tout en chantonnant  les titres de Niche, qu’ils connaissaient par cœur.

Avant le concert, La Peña a eu le bonheur  de parler avec les chanteurs du groupe, Eddy, Elvis, Julio, Mauricio et, enfin, avec Juan Miguel Varela,  fils de Jairo Varela, le maestro créateur  de Niche.  

 niche_concert_parisBonjour Eddy Sáa , comment  vous sentez-vous,  ici à Paris,  ce soir de concert ?

D’abord, je suis très heureux  de chanter à Paris.  Nous sommes  toujours heureux de donner le meilleur de nous-mêmes au public latino de cette ville ;  ils oublieront  le temps de notre concert  qu’ils son loin de chez eux.   Nous leur proposons un répertoire très riche car il est le produit de plus de trente ans de travail.

Vous amenez quelque chose de différent, de spécial, dans vos bagages ?

A vrai dire, dans tous les concerts du groupe Niche il y a toujours quelque chose de spécial. Pour fêter Noël, nous proposons deux nouveaux titres, ‘Un día después’, chanté par Elvis Magno, et ‘Aprieta’, qui est en train de devenir un tube en Colombie, chanté par Julio López.

Quelle est la position de Niche par rapport à la fusion musicale ?

Le maestro Jairo, fondateur du groupe, est celui qui décide l’orientation de notre formation musicale. Et lui est plutôt ouvert à la fusion de nos rythmes traditionnels et de sonorités venues d’horizons différents. Nous travaillons sur la salsa, mais nous avons déjà fait beaucoup de cumbia. Par ailleurs, nous restons ouverts à la possibilité d’ajouter à notre musique un zeste de reggaeton. Nous ne l’avons pas fait, pas encore, mais peut-être que nous le ferons l’un de ces jours.

Quel est votre rythme préféré ?

La salsa, j’ai toujours été un salsero. J’ai été élevé dans une ville de salsa, Buenaventura, sur la côte colombienne du Pacifique. Et sans doute je vais mourir en étant salsero.

 

 concierto_niche_2Elvis Magno, vous êtes aussi chanteur de Niche, qu’est-ce que vous différencie des autres vocalistes du groupe ?

Sans aucun doute, chaque chanteur du groupe possède sa propre personnalité musicale. C’est justement l’une des caractéristiques de Niche, une caractéristique  que le maestro Jairo sait très bien exploiter. Nous appartenons à une nouvelle génération, mais nous avons gardé le vieux swing du groupe. Après tout, nous sommes nés à Buenaventura, et nous portons en nous-mêmes  l’esprit  de cette ville, le goût de la mer.

Et tout en gardant ce swing dont vous parlez, vous penchez plutôt vers la salsa romantique ?

Oui, c’est vrai, mais je  chante aussi d’autres genres musicaux.

Y compris la musique traditionnelle colombienne ?

Elle est aussi très importante pour nous, et nous en faisons beaucoup, tel que le disais Eddy tout à l’heure à propos de la cumbia. Etant donné que notre ville est un port, elle est très ouverte aux influences, en particulier de la salsa. C’est pour cela que nous créons surtout de la salsa.

 

Julio López,  quel genre de salsa travaillez-vous ?

Je cultive surtout la salsa traditionnelle. Malgré ma jeunesse, mes rythmes préférés sont un peu rétro,  en ce qui concerne la salsa.  Parfois, je chante des morceaux romantiques, sans pour autant perdre le sens du rythme.

concierto_niche_1Lorsque vous parlez de salsa traditionnelle, vous pensez à la salsa de Puerto Rico ?

Oui, en effet. Il faut dire que je suis portoricain. J’ai donc grandi en écoutant la musique d’Ismael Rivera, d’Hector  Lavoe, de Cheo Feliciano, de Fania, ainsi que de tous ceux qui ont fait  de la salsa pendant les années 70.

Comment se marient la salsa colombienne et les rythmes portoricains ?

Plutôt bien. Dans le groupe Niche, il y a toujours eu un Portoricain. Parmi eux, Tito Gómez, qui est déjà décédé. Nous, les Portoricains,  nous avons toujours été très bien accueillis par le public colombien et, plus largement, par le public international. D’un autre côté, je suis chanteur, mais aussi musicien. Par exemple, je joue le saxophone. Donc  j’aime beaucoup faire de recherches, en particulier sur la salsa colombienne.

Y-a-t-il des différences entre la salsa colombienne et la portoricaine ?

Dans la salsa portoricaine il y a beaucoup d’improvisation, le chanteur, le sonero, improvise sur scène. Tandis que dans la salsa colombienne  cela n’existe pas,  il y a une sorte de format  qu’on respecte, et qu’on ne peut pas toucher. Par ailleurs, le style est différent, mais quand même … c’est de la salsa.

 

concierto_niche_3Mauricio Guerrero, quel est votre rôle dans le groupe, en tant que chanteur ?

J’ai remplacé Charlie Cardona, qui était la voix romantique du groupe ; je fais donc de la salsa romantica, mais aussi de la salsa plus rythmique.

Je suis né à Cali, en Colombie. Par ailleurs, j’ai aussi fait partie de l’orchestre Guayacán ; maintenant, ça fait cinq ans que je travaille avec  Niche.

Même si vous avez pris la relève de Charlie, est-ce que vous êtes différent de lui ?

Nous sommes en effet différents, mais lorsqu’un chanteur quitte notre formation musicale, le maestro Jairo cherche toujours quelqu’un qui s’inscrive dans la même orientation.  Cela permet de rester dans la même longueur d’onde, sans coupures de style plus ou moins violentes. C’est toujours comme ça ; par exemple, avant, le chanteur romantique était Tito Gómez, ensuite c’était Charlie Cardona et  à présent, c’est moi.

Comment vous définiriez-vous ?

Ma voix est haute, ce qui me permet de chanter  beaucoup de musique romantique, ainsi que  de la musique salsera, telle que ‘Lo que la negra no quiere’ o ‘Cali pachanguero’, entre autres.

 Quelles ont été les voix  les plus marquantes pour vous ?

Principalement  celle d’Hector Lavoe ; j’ai beaucoup étudié ses chansons. Aussi  les voix de Tito Gomez, Frankie Ruiz, Eddy Santiago, Gilberto Santa Rosa et Ismael Miranda, ainsi que celles des  chanteurs du Gran Combo, qui est un très grand orchestre.

Est-ce que vous avez l’intention de rester  dans le sein du groupe Niche ?

Bon, j’ai déjà quitté le groupe  mais je suis revenu. Pour ce qui est du futur, seulement Dieu peut le connaître.

concierto_niche_4Juan Miguel Varela, vous êtes le fils du maestro Jairo, et vous  êtes en train de prendre  la relève de votre père, en vous plaçant à la tête du groupe.  Quels sont vos projets pour Niche ?

Nous sommes en tournée européenne et nous venons d’Allemagne ; d’ici, nous partons nous produire en Espagne. En suite, nous voyageons à Miami et après à Cali ; nous y serons pour la foire annuelle de la ville, du 25 au 30 décembre, un événement très important en Colombie. Nous avons l’habitude de finir nos tournées dans notre pays.  En janvier 2012 nous serons à New York.

Des disques en perspective ?

Nous venons de sortir un  nouveau titre, ‘Prieta’ ; ça fait à peine un mois que ce single est sur le marché. Cette chanson est en train de devenir un succès en Colombie.  Cela fait déjà trois ans que nous éditons seulement des chansons.

Nous souhaitons faire quelque chose de spécial pour fêter les 30 ans du groupe. Pour l’instant, le  maestro Jairo  négocie avec une maison de disques. 

Est que cela sera dans la même ligne de travail de Niche ? Ou il y en aura des innovations ?

Je crois que cela ira plutôt vers les vieilles chansons de Niche, vers une musique très dansante.

Comment se porte la vente de votre musique sur internet ?

Ça marche bien, notre page web (www.gruponiche.com) a beaucoup de succès, nous la renouvelons tous les deux ou trois mois. Nous sommes aussi sur Twitter.  Néanmoins, la piraterie nous a frappés.  

Photos: de haut en bas, Juan Miguel Varela, Julio Lopez, Eddy Saa et Elvis Magno.

 

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