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Richie Valdés, directeur du Grupo Niche : Interview

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Richie Valdés, directeur musical du groupe Niche,  se dit respectueux de l’héritage de Jairo Varela, tout en restant ouvert  aux innovations

 

 

 

 

Le Colombien Richie Valdés doit sa renommée à son travail dans l’orchestre Guayacán et le Grupo Niche, deux institutions dans l’univers de la salsa.  Parallèlement,  il a construit une carrière solo qui a contribué à enraciner son image d’excellent chanteur et musicien  dans le cœur  du public latino-américain et d’ailleurs.  Aujourd’hui, sa solide formation et son expérience  lui ont permis de se placer à la tête de Niche, en tant que directeur musical du groupe. Ce qui ne lui empêche pas de poursuivre sa carrière personnelle.

A l’occasion du concert de Niche à Paris le 11 mai, il a bien voulu parler avec nous à propos de ses  nouvelles obligations dans le groupe et de ses projets.

Richie, quelles sont exactement vos responsabilités ?

richie_valdes_1A l’heure actuelle, je suis en charge de la direction musicale du groupe, ainsi que des concerts et de la production.

Comment se fait-il que ces responsabilités soient tombées sur vous ?

J’ai fait partie du Grupo Niche, en tant que chanteur et tecladista, entre 1989 et 1994. A ce titre, je suis venu à Paris avec le groupe. Donc je connais très bien le style et la façon de travailler de cette formation musicale. Par ailleurs, tout comme Jairo Varela, le fondateur de Niche, je suis né dans la province colombienne du Choco. Tout cela veut dire que nous étions très proches musicalement, ainsi que des amis. Deux ans avant la mort de JV je m’occupais déjà de la production. Ensemble, nous avons étudié de très près les tendances actuelles, les changements dans les goûts du public. Nous souhaitions bien  connaître les préférences des nouvelles générations, dans le but de nous adapter à cette évolution, tout en restant fidèles à la philosophie musicale de Niche.

Est-ce qu’il y a un nouvel album de Niche  en perspective ?

Oui et il est sur le point de sortir. En juin il sera dans les bacs. Son titre est « Tocando el cielo con las manos », ce qui n’a rien à voir avec la mort de JV. C’est tout simplement une chanson écrite par JV, dont il avait déjà  parlé. Nous l’avons enregistrée en deux versions, l’une chantée par Jairo ; c’est la dernière chanson qu’il a enregistrée. L’autre, est interprétée par Elvis Magno.  Jairo Varela signe les treize morceaux du CD. Nous avons réussi à travailler ensemble sur ces chansons.  A mon avis, nous avons  atteint notre objectif, celui de communiquer à la jeunesse l’orientation du groupe. Nous nous sommes engagés à le faire.    Et nous respecterons l’héritage de Jairo.

richie_valdes_2Quel est le nom du single de cette production ?

C’est « El hijo », qui est sorti le mois de décembre.  En très peu de temps, ce titre est devenu un tube.  Sa vidéo est en train d’être éditée. Parallèlement, nous chantons en ce moment dans nos concerts « Aprieta » et « Un día después ».

D’autres projets, dans l’immédiat ?

Nous sommes en train de préparer un DVD avec l’histoire de Niche et des vidéos des chansons les plus connues du groupe, ainsi que des chansons les plus récentes. Il faut dire que Jairo Varela nous a laissé beaucoup de chansons et nous en avons pour faire plusieurs disques. Le DVD sera lancé le mois d’août.

Vous avez incorporé deux nouveaux chanteurs au groupe.

Ce sont Yuri Toro et Arnold Moreno, à la place du Portoricain Julio López et d’Eddy Saa. Il s’agit de jeunes très talentueux. Ils sont aussi nés au Choco, la région de Jairo Varela (et la mienne aussi). Nous parlons donc le même langage.

Et votre agenda des concerts, est-il plein ?

richie_valdes_3Nous avons beaucoup de concerts en perspective en Amérique Latine, aux Etats-Unis et en Europe. Nous allons nous rendre en Espagne, en Suisse, en Hollande, en Italie. A vrai dire, nous avons réussi à séduire le public européen, ce qui nous fait énormément plaisir. Maintenant, en quittant Paris, nous allons à Miami, au Mexique et ensuite nous rentrons en Colombie, où il y aura un ‘mano a mano’ avec l’orchestre Guayacán ; en juin, nous nous produirons à San Francisco aux côtés du Gran Combo de Puerto Rico. Nous n’arrêtons pas !

Dans nos concerts, nous choisissons les chansons en fonction du public et nous sommes toujours ouverts à ce qu’ils souhaitent écouter  et danser. En plus de trente ans sur scène, Jairo Varela a créé plus de trente tubes, toujours très demandés.  Cela dit, nous jouons aussi nos  chansons les plus récentes.

Est-ce que la crise vous a touché ?

On pourrait dire que les choses ne sont plus ce qu’elles étaient, mais toujours les gens cherchent à s’amuser, à passer un bon moment. Ils vont toujours à nos concerts et peut-être que notre musique les aide à surmonter la crise. Au nom du groupe et de la famille Varela, nous remercions notre public de sa fidélité.

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