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Les frères Lebron : Interview

hermanos_lebron_ptNous avons rencontré les très célèbres Frères Lebron, qui ont fait partie de Fania, lors de leur récent passage à Paris. Angel, le directeur musical du groupe, nous a parlés de leur musique et de leur parcours professionnel.

 

 

 

 

Angel, voulez-vous vous présenter ?

J’ai  déjà soufflé ma soixante-troisième bougie et je suis le directeur du groupe ; José est le plus âgé de la fratrie, et il est compositeur ainsi que pianiste ; Frank, le cadet,  joue les congas et Carlos aussi s’occupe de la percussion, il est le seul  qui est né à New York. Nous, les ainés, sommes né à Puerto Rico. Frank et moi habitons à Cali, en Colombie, tandis que notre frère Carlos est installé à Orlando, Florida, aux Etats-Unis. Nos âges oscillent entre 60 et 65 ans, sauf Frank. Ça fait 46 ans que nous  nous produisons un peu partout. Il faut dire que sur scène nous n’avons pas l’air d’avoir plus de soixante ans !

Alors, c’est peut-être un peu compliqué de travailler ensemble ?

Pas vraiment. Nous nous donnons toujours rendez-vous pour répéter et enregistrer.  Donc nous réussissons très bien à travailler en  groupe.

Vous êtes venus à Paris le temps d’un concert, est-ce que vous  avez chanté ailleurs ?

hermanos_lebron_1Oui, notre prestation à Paris est la dernière de notre tournée européenne.  L’accueil du public européen a été très chaleureux, c’est un public fantastique.  Systématiquement, les gens souhaitent écouter nos chansons les plus anciennes. Mais nous avons aussi ramenés dans nos bagages deux nouvelles chansons, « Si me permites » et « ¿Qué haces aquí ? », qui sont très vite devenues  des tubes en Amérique latine. Ça cartonne en Colombie et en Espagne! Maintenant, nous rentrons en Colombie pour préparer deux concerts sur place et par la suite nous partons nous produire aux Etats-Unis. Nous n’arrêtons pas !

Ce n’est pas épuisant ?

Non, nous en avons l’habitude. Dieu merci nous avons toujours beaucoup de travail.

Est-ce que votre musique a un peu évolué ?

Notre musique continue d’être très gai, dans nos compositions nous parlons de la vie en général, de choses qui nous arrivent. Nous ne chantons que nos chansons, dont les paroles, la musique et les arrangements musicaux sont à nous. Nous faisons toujours de la salsa, que nous chantons en espagnol, des goajiras, et des guaguancos, ainsi que R’n’B, et des balades afro-américaines en anglais.

Est-ce que vous avez fait des incursions dans la fusion musicale ?

Nous sommes des pionniers de la fusion.  Dans nos quatre-cents chansons et quarante-six albums nous avons beaucoup chanté  beaucoup  de musique latine en anglais, des blues, du jazz.

hermanos_lebron_2Comment ça se passe avec internet ?

Cette nouvelle façon de vendre la musique est très positive. Cela permet d’établir un contact direct avec le public. Internet a balayé les commissions  que les maisons de disques payaient aux radios pour faire passer sur les ondes la musique d’un artiste en particulier.

Pour quoi vous vous êtes établis en Colombie ?

Ce sont les Colombiens  qui entretiennent le feu de la salsa. Ils sont passionnés de cette musique, en particulier de la salsa dura. Nous devons  90 % de  nos concerts aux Colombiens. D’où leur présence dans notre musique : nous dédions beaucoup de chansons à Cali et à la Colombie en général.

Des projets ?

En ce moment, nous préparons à Cali un CD de boléros.

Est-ce que  vos enfants prendront la relève ?

C’est déjà fait ! Ils ont un orchestre, « NG Lebrón » : Nouvelle génération Lebrón. Nos enfants  sont très jeunes mais cela ne les empêche pas d’aimer la salsa dura. Leur travail est indépendant, mais il nous arrive de nous produire ensemble. Alors-là … nous faisons un tabac !

Photos: En haut, les frères Lebron en compagnie de François; en bas, avec notre ami Azuquita.

 

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