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Show case de Roldán à La Peña : Interview


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Dans son nouveau projet musical, Roldán est plus mélodique et un peu autobiographique.

 

 

 

 

 

Roldán Gonzalez, grand ami de La Peña Saint Germain, est venu se produire chez nous, dans le cadre de la promotion de son premier CD solo, après la dissolution de son ancien groupe Orishas. Il a fait un show case équilibré, très bien accueilli par son public.  Et bien entendu, c’était l’occasion d’en parler avec lui.

Roldan, ce n’est pas la première fois que l’on parle de ta musique. Cette fois-ci, nous sommes là, à La Peña, pour dialoguer sur le même sujet, sauf qu’il s’agit de ton premier travail solo. Quelles sont les caractéristiques les plus marquantes de ton nouvel album?

roldanorisha 5D’abord, il faut dire que par rapport à la musique que je faisais auparavant, c’est très différent. Dans ce disque il y a très peu de rap. Par contre, maintenant mon travail est beaucoup plus mélodique. J’appellerais ma musique pop-rock latino, enrichie d’une base musicale cubaine, présente dans les percussions et les trompettes. Cela dit, les éléments cubains sont plus discrets que dans la musique d’Orishas. A l’heure actuelle, j’utilise beaucoup plus les cordes : la guitare et le violon, ainsi que le piano, en tant qu'éléments mélodiques.


On pourrait donc parler d’un virage dans ta musique. Quelle est la cause de ce changement ?

Sans doute les influences européennes y sont pour quelque chose. Dans mon pays d’origine, Cuba, la présence de la trova traditionnelle, très syncopée, était très forte. Par conséquent, sa présence dans ma musique était très importante.
De même, José Luis Estrada Rojas (ex percussionniste d’Orishas) a beaucoup influencé mon travail. Je souligne qu’il m’accompagne dans mes projets d’aujourd’hui. Dans mon CD je chante mes propres chansons et celles de José Luis car il est un grand compositeur et un grand ami, c’est un ‘monstre’, comme disent les Cubains. J’essaie de le comprendre. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que du fait de composer en individuel, je dois en assumer toute la responsabilité, tandis que le travail en groupe est complètement différent.


Pour quoi as-tu fait une parenthèse de trois ans ?

roldanorisha 6Parce qu’aujourd’hui la musique a évolué, elle est devenue autre chose, et parce que, après Orishas, je ne pouvais pas faire n’importe quoi. C’était en quelque sorte une parenthèse de réflexion.


Quels sont les sujets de tes nouvelles chansons ?

Je parle d’amour et de chagrin d’amour, de la réalité qui m’entoure, de la nostalgie et de l’exil, de ma mère et de mon frère récemment décédés. Lorsque je compose, j’ai l’impression de parler de moi, d’être un peu autobiographique, et de me parler à moi-même. Même si j’ admets que ce n’est pas facile, j’ai l’intention de communiquer, de toucher la fibre sensible des gens. Mais je reconnais que c’est quand même un peu difficile car je chante en espagnol.
J’ai fait une adaptation personnalisée en espagnol d’un titre d’Alain Souchon, ‘Foule Sentimentale’. C’est peut-être opportuniste, mais c’est un opportunisme musical, inoffensif. En tous cas, c’est une chanson très belle.
Dans cet album il y a quelques chansons dansantes, mais c’est plutôt un album de réflexion. Au fond je suis un peu un franc-tireur, je cible un public précis.


Quelle est la date de sortie de cet album ?

Pour l’instant c’est impossible de le dire, nous sommes en train de peaufiner notre stratégie de sortie.


roldanorisha 4Peut-on encore sentir dans ta musique la présence d’Orishas ?

Orishas s’est éteint progressivement. Par ailleurs le rap continue à m’intéresser. Par exemple, je me suis produit aux côtés du rappeur français l’Algerino. Les rappeurs racontent leur vie et celle de leur quartier, de leur ville, au quotidien. Voilà pour quoi le rap m’a toujours attiré. D’autant plus qu’à Cuba ‘les rumberos’ faisaient exactement la même chose : ils chantaient dans la rue les problèmes des gens de leurs quartiers en rythme de rumba, de guaguancó ou encore de pachanga. Autrement dit, c’était une sorte de rap local, mais de la vieille école.


Le mot de la fin, Roldán ?

En ce moment j’explore un autre chemin et j’espère que mon projet musical saura séduire mon ancien public.

 

Photos: N° 1, Roldan et José Luis Estrada Rojas; N° 2, Roldan et Raul Paz; N° 3, Roldan, François, Patrice et un ami de La Peña.

 

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