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Angélica López, une ‘costeña’ en Europe. Interview

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  • Après son CD écologique  ‘Madremonte’, la Colombienne nous concocte un nouvel album plus intimiste

 

 

 

 

 

  • angelica 1Basée à Londres, la chanteuse colombienne Angélica López s’est produite à Paris dans le cadre du Festival latino sponsorisé par la publication América’s Connection.  La Peña en a profité pour parler avec elle sur sa carrière et son dernier album, ‘Madremonte’,  juste avant qu’Angélica monte sur scène. D’ailleurs, lorsque ce CD est sorti l’année dernière, la chanteuse a fait un concert de promotion à La Peña .
  • Angélica, que représente pour toi ton dernier album, ‘Madremonte’ ?
  • Pour moi, c’est tout !  J’ai dédié ce disque à la Colombie. C’est certes  le résultat de mon expérience professionnelle, mais également ce travail  véhicule un message vert  d’espoir, écologique, et l’amour que je ressens pour mon pays. Il reflète ce que je suis, une ‘costeña’ en Europe.
  • angelica 2Cela veut dire que l’Europe est aussi présente dans ta musique ?
  • La culture européenne m’a beaucoup enrichie. Depuis plusieurs années j’ai axé mon travail sur la musique colombienne, mais aussi sur le rock. A Londres je me suis aperçu que pour les Anglais le rock est le folklore national. La capitale britannique m’a beaucoup donné. Son cosmopolitisme, son ouverture sur des plusieurs cultures  m’a ouvert des horizons différents.
  • Comment s'exprime cette fusion de cultures dans ton travail ?
  • D’abord dans les instruments musicaux de mon groupe.  Nous jouons de la guitare électrique et de la batterie, mais également des instruments issus de la tradition colombienne. Par exemple, la gaita, un instrument à vent utilisé par les Indiens dans leurs rituels sacrés, incorporé aujourd’hui au rock et au jazz.   La musique traditionnelle colombienne est très présente dans mon travail mais avec comme toile de fond le rock.
  • angelica 3Dans ton travail tu privilégies des rythmes de la côte colombienne en particulier ? Peut-être la cumbia ? Ou encore le vallenato ?
  • La cumbia est un genre musical qui nous représente en tant que nation. Mais personnellement j’aime  beaucoup le mapalé, où l’héritage noir est très important.  Même si je ne suis pas afro-descendante, je porte en moi cet héritage culturel, en particulier musical. Le mapalé est un rythme plutôt gai et sensuel d’origine africaine, avec un tempo très rapide.  Le pays tout entier l’a adopté et aujourd’hui  est devenu viral. Ce n’est pas très connu à l’étranger, mais dans une salle de concert il invite à danser, générant ainsi  une belle dynamique avec le public. Dans cette musique domine la percussion, mais il y a aussi la clarinette et la gaita. Justement, dans mon album je mets en avant les éléments africains de notre musique.
  • Des nouveaux projets d’album ?
  • Mon nouveau projet de CD avance bien. Sa sortie est prévue  en 2018. Il sera très colombien, mais en même temps plus personnel que le précédent. Les paroles sont plus intimistes, elles reflètent  la vulnérabilité d’Angélica Lopez. 

 

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