Willie Gonzalez/ Interview

Juste avant son concert parisien, le Portoricain Willie Gonzalez a parlé avec nous. Vedette reconnue de la salsa romantique, Willie a tenu à souligner qu’il aime mettre en valeur les sentiments dans sa musique.
Willie, est-ce que c’est votre premier concert en France ?
Oui, c’est ma première visite à Paris. Je suis venu chanter pour mon public en général, mais particulièrement pour la communauté colombienne, qui est très nombreuse à Paris.
Comment sont vos concerts?
D’abord, ils sont très romantiques. En général, je chante mes tubes les plus connus, tels que Quiero morir en tu piel, Amor pirata, Pequeñas cosas, En la intimidad, No podrás escapar de mí. De ce fait, le public connait les chansons et il peut chanter avec moi.
Cela dit, dans mon répertoire il y a un nouveau titre, ‘Ahora soy yo’, qui est très écouté en ce moment en Colombie, au Venezuela et dans d’autres pays de l’Amérique Latine.
Parlez-nous un peu de votre dernier CD
Son titre est ‘Willie Gonzalez íntimo y sensual’ ; cette production comprend neuf chansons. Le morceau ‘Solos tú y yo’ a beaucoup plu. Il y a aussi ‘Mi mundo y tu’ de Camilo Cesto, en version salsa ; c’est très romantique. De même, le titre ‘Abrázame’ du groupe mexicain Camila. Par ailleurs, je vais me produire au Mexique en compagnie de Camila ; dans notre agenda, nous avons programmé quelques vingt sept concerts dans ce pays en septembre.
Je suis très heureux de l’accueil très chaleureux que mon public a réservé à cet album.
A quand votre prochain album ?
Je suis déjà en train de travailler les chansons de mon prochain CD, qui doit sortir en 2011. Mes sujets sont simples ; ils parlent de la vie au quotidien des gens. Ce n’est pas évident de trouver des sujets qui parlent au public. Fort heureusement, mon public s’est toujours identifié à mes chansons ; par exemple, beaucoup de gens tombent amoureux en dansant au rythme de ma musique. J’estime donc que j’ai sur mes épaules une responsabilité très importante, celle de transmettre de messages positifs. Je souhaite que mon public garde un bon souvenir de moi et de mes chansons.
D’un point de vue musical, comment sera cet album ?
Ma ligne, dès le départ, il y a 26 ans, a été celle de chanter la sensualité. Mon public a toujours apprécié cette orientation et je n’ai pas l’intention d’en changer.
Ma musique est une fusion de salsa et de ballade. Par exemple, le titre ‘No podrás escapar de mí’ est une ballade avec beaucoup de rythme, de percussions. J’ai très envie de continuer sur cette ligne, je souhaite que les gens vivent leurs amours, leurs sentiments, au rythme de mes chansons. Elles sont conçues dans ce but. En général, elles sont très jolies, elles racontent quelques histoires qui peuvent être celles de tout le monde ; c’est le cas de ‘Pequeñas cosas’.
Je suis donc fidèle à mon style, que j’ai créé en 1986 avec la formation musicale Chaney. A ce moment-là, j’ai partagé la scène musicale avec Eddy Santiago. Par la suite, nous nous sommes séparés : j’ai choisi une musique de thématique sensuelle, douce, romantique, qui met en valeur les sentiments, tandis qu’Eddy a choisi de chanter l’érotisme.
Est-ce que vous vous produisez beaucoup en ce moment ?
Oui, en ce moment je me produis en Europe ; je me suis beaucoup produit en Espagne. Ensuite, nous avons prévu quelques concerts en Amérique du Sud. Au Venezuela, nous avons signé un contrat pour un concert qui aura lieu dans un amphithéâtre pour trente mille personnes. Au Venezuela en ce moment on écoute beaucoup sur les ondes le titre ‘Juré’.
Est-ce que vous êtes l’auteur de vos chansons ?
J’en suis l’auteur d’environ la moitié. Les arrangements musicaux sont de Ramón Sánchez, de Puerto Rico. C’est le directeur musical de Luis Fonsi. Nous travaillons ensemble depuis de nombreuses années.
Quant aux paroles, j’en signe quelques unes. Parfois, j’adapte à mon style quelques chansons connues, telles que celles de Camilo Cesto ou de Camila, dont je viens de parler. Par exemple, ‘Quiero morir en tu piel’ est de José José. De surcroit, lorsque je pars en tournée à l’étranger, j’adapte à mon style les chansons qui sont à la mode dans les pays que je visite. J’en fais des ballades avec rythme.
Photo: Willie avec Azuquita


