Frank Reyes, le prince de la bachata

En tournée européenne, le bachatero dominicain Frank Reyes nous a fait partager son art à Paris. Pour lui, la bachata est un genre musical en pleine expansion.
Frank, en ce moment vous êtes en tournée en Europe. Vous venez des Pays-Bas où vous vous êtes produit. Comment s’est passé votre concert à Amsterdam ?
Super bien. Le public était très cosmopolite : il y avait des gens des Pays Bas, des îles caribéennes de Curaçao et d’Aruba, de la République Dominicaine, de la Colombie, ainsi que de l’Equateur, entre autres. On s’est produit à guichet fermé. Cela a été pareil en Espagne, tant à Madrid qu’à Barcelone, et en Allemagne.
Et c’est à Paris que vous bouclez votre tournée européenne ?
Non, pas du tout. Nous serons en Europe pendant un peu plus d’un mois ; nous nous produirons à nouveau en Espagne, en Suisse, en Italie.
Parlons de votre musique, Frank. Comment la définiriez-vous ?
Je peux la définir comme une musique romantique, avec de très jolies paroles. Ce sont de chansons qui chantent l’amour, le chagrin d’amour, l’infidélité, la tristesse, mais aussi la gaité et le bonheur. Mon but c’est toujours de transmettre un message positif à celles et à ceux qui les écoutent.
Cela quant au message de vos chansons, mais côté musique, qu’est-ce-que vous pouvez nous en dire ?
La musique de mes compositions est toujours de la bachata, bien sûr. Mais il faut dire qu’à l’heure actuelle la bachata n’est plus la même d’il y a un certain temps. Maintenant, nous la jouons avec plus d’instruments musicaux, tels que la batterie électronique ou le clavier. Auparavant, la bachata se limitait aux guitares, la contrebasse, le bongo. Aujourd’hui, en République Dominicaine, nous avons ajouté d’autres sons à cette musique. Par conséquent, la bachata est un rythme que continue d’évoluer.
Comment voyez-vous l’avenir de la bachata ?
Je le vois d’une façon très positive. Mais nous ne savons pas comment cette musique va évoluer. Chaque jour qui passe s’ouvrent de portes à ceux qui, comme moi, cultivent ce genre musical. Aujourd’hui, la bachata a conquis pour ainsi dire de nouveaux territoires : l’Amérique centrale, l’Amérique du sud, les Etats-Unis et maintenant l’Europe. De surcroit, le public aficionado de la bachata est très large. Parmi les inconditionnels de la bachata, on trouve des jeunes, voire des enfants, ainsi que des personnes d’un certain âge.
Parlez-nous un peu de vos projets
Après notre tournée européenne, nous entreprendrons un cycle de concerts aux Etats-Unis. Nous allons démarrer à Puerto Rico et en suite nous nous produirons à New York, à Chicago, à Los Angeles.
Et côté disques ?
Nous avons édité un CD il y a un an, dont le nom es ‘Sigue tu vida’. Parmi les titres de cet album, on peut citer ‘Sigo vivo’, ‘Ya no te quiero’ ou encore ‘Te pienso’, qui sont devenus des tubes en République Dominicaine et aux Etats-Unis. Maintenant, ces titres sont en train de s’imposer ici en Europe. Par exemple, dans mon concert à Amsterdam, le public a chanté par cœur, avec moi, la chanson ‘Usted no sabe lo que es el amor’, ce qui a été assez surprenant.
Etes-vous en train de préparer un nouvel album ?
Oui, en effet. J’ai déjà fait la sélection de quelques titres. Nous avons même commencé à les enregistrer. Nous travaillons donc sur cette nouvelle production, elle doit être prête à la fin de cette année. Je pense même qu’il est possible que cet album soit dans les bacs à partir du mois d’octobre.
Quel est le nom du CD en question ?
Je ne l’ai pas encore choisi.
Pouvez-vous nous avancer un peu plus d’information sur les chansons de votre album ?
Non, pas pour l’instant (rires). Mais, cela dit, je peux vous dire que ce sera quelque chose de très bien, j’ai l’intention de me dépasser, de faire encore mieux que dans mes productions précédentes.
Photos: François, Frank Reyes et Vany Jordan



